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Violents heurts entre policiers et manifestants aux abords de la Knesset

12 manifestants ont été arrêtés ; la police a eu recours aux canons à eau ; la coalition dénonce un siège du Parlement

  • La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Des manifestants anti-refonte judiciaire bloquant une route près de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jamal Awad/AP)
    Des manifestants anti-refonte judiciaire bloquant une route près de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jamal Awad/AP)
  • La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Des manifestants anti-refonte judiciaire bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    Des manifestants anti-refonte judiciaire bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
  • Des manifestants anti-refonte judiciaire bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jamal Awad/AP)
    Des manifestants anti-refonte judiciaire bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jamal Awad/AP)
  • La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldber/Flash90)
    La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldber/Flash90)
  • La police évacuant des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Mahmoud Illean/AP)
    La police évacuant des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Mahmoud Illean/AP)
  • La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Mahmoud Illean/AP)
    La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Mahmoud Illean/AP)
  • La police évacuant des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
    La police évacuant des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaïm Goldberg/Flash90)
  • La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)
    La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Des heures d’affrontements violents ont éclaté autour de la Knesset à Jérusalem lundi matin alors que des manifestants contre la réforme judiciaire radicale prévue par le gouvernement bloquaient les routes d’accès au bâtiment et ont affronté la police, ce que les membres de la coalition ont dénoncé comme un « siège » du parlement.

La police de Jérusalem a déployé des canons à eau pour dégager les manifestants des routes menant à la Knesset, où les législateurs sont arrivés pour délibérer sur le projet de loi contesté de la « raisonnabilité » de la coalition avant ses votes finaux.

Douze personnes ont été arrêtées lors de ces violences, qui ont augmenté en intensité à mesure que les législateurs de la coalition commençaient à prononcer des discours à l’intérieur du bâtiment avant le vote sur le projet de loi.

Toute la matinée et tout au long de la journée, des centaines de manifestants se sont rassemblés sur les routes entourant le bâtiment du parlement, se tenant les mains pour empêcher les policiers de la police des frontières de les emmener de force.

Cinq manifestants anti-réforme judiciaire ont été conduits à l’hôpital Shaare Zedek à Jérusalem. Selon un porte-parole de l’hôpital, toutes leurs blessures étaient mineures.

La députée du parti d’opposition travailliste, Naama Lazimi, a été touchée à la tête par un jet du canon à eau alors qu’elle se tenait les bras liés avec d’autres manifestants. Alors que la police et les manifestants se sont bousculés, un reporter de la Douzième chaîne a été renversé lors d’un reportage en direct vers le studio.

Plus tard, Lazimi a déclaré dans un communiqué : « C’est un système répressif au service d’un gouvernement qui veut instaurer une dictature ici, pas une démocratie. »

« Il y a une raison pour laquelle il est interdit d’utiliser un canon à eau directement [sur une personne], et ils ne peuvent pas l’utiliser contre les règles », a ajouté Lazimi, notant qu’elle n’a pas été physiquement blessée par le canon à eau mais qu’elle était tout de même « un peu mouillée ».

La police a tenté d’utiliser des camions pour séparer physiquement les manifestants de la Knesset, mais ils ont été gênés par les routes bloquées. Des images ont montré des altercations incessantes alors que plusieurs policiers travaillaient ensemble pour évacuer individuellement les manifestants par la force.

Le chef de la police israélienne, Kobi Shabtaï, s’est rendu dans une salle de commandement près de la Knesset pour surveiller la situation.

Dans une déclaration concernant la couverture médiatique des manifestations, la police israélienne a déclaré accorder « une grande importance au rôle des médias en général et à la couverture des manifestations qui ont eu lieu ces dernières semaines en particulier ».

« Les différentes équipes de médias opèrent sur le terrain et il arrive souvent que les policiers doivent protéger les journalistes et les équipes de caméra en se plaçant devant eux pour leur permettre de continuer à diffuser et à couvrir les événements », a déclaré la police, ajoutant que Shabtaï « condamne fermement tout préjudice causé aux équipes de médias couvrant les divers événements ».

Parmi les personnes arrêtées près de la Knesset lundi matin se trouvait Moshe Radman, un militant anti-réforme de premier plan. Une vidéo montre Radman, l’un des leaders du mouvement de protestation, allongé par terre menotté tandis qu’un policier dit à un passant qui filme de reculer.

La police n’a pas immédiatement commenté les motifs de l’arrestation de Radman.

La police a déclaré dans un communiqué que les manifestants ont affronté la police et ont tenté de retirer ou de déplacer des barrières pour bloquer les routes. Une grenade fumigène a également été lancée sur les policiers et un manifestant a mordu un agent, ont-ils dit.

Alors que les manifestants « ont continué à ne pas écouter les officiers et les instructions pour dégager les routes, la police continue d’agir dans la région » pour arrêter ceux qui troublent l’ordre, y compris en utilisant des moyens de dispersion des émeutes, a déclaré la police.

La police évacue des manifestants anti-refonte judiciaire qui bloquent une route près de la Knesset à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Chaim Goldberg/Flash90)

Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, un député d’extrême droite qui soutient vivement la réforme judiciaire, a déclaré qu’un « siège violent visant à empêcher les membres de la Knesset d’exercer leur droit et leur devoir de voter au plénum n’est pas démocratique. »

« C’est le Capitole », a écrit Smotrich en alant jusqu’à comparer les manifestations à l’assaut du Capitole américain par les partisans de l’ancien président américain Donald Trump en 2021. « La gauche est depuis longtemps devenue anti-démocratique et la droite essaie de rétablir la démocratie en Israël. »

Il y a eu des informations contradictoires sur le fait de savoir si les manifestations ont entravé l’arrivée des législateurs à la Knesset.

Le ministre de l’Énergie, Israel Katz, a déclaré que « les manifestants mettent la Knesset sous siège et empêchent les députés d’entrer ».

Cependant, le député d’opposition Mickey Levy de Yesh Atid a répliqué que « la Knesset n’est pas assiégée. Les députés peuvent entrer librement. »

Levy a déclaré que les manifestants protestaient « de manière appropriée et sans violence ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu est entré au Parlement par une entrée d’urgence, selon la Douzième chaîne, évitant ainsi les manifestants à l’extérieur.

Le chaîne a cité des sources de la coalition non identifiées selon lesquelles « le président [Isaac] Herzog, [Yair] Lapid et [Benny] Gantz ne peuvent pas être interlocuteurs tant qu’ils ne condamnent pas le siège illégal et anti-démocratique de la Knesset », faisant référence aux efforts déployés par le président pour négocier un accord entre la coalition et l’opposition.

La police a déclaré en début d’après-midi qu’au « cours des dernières heures, tous les membres de la Knesset sont arrivés et ont pu entrer dans la Knesset en toute sécurité ».

Le chef de la police israélienne Kobi Shabtai (à droite) surveille les manifestations devant la Knesset, depuis un centre de commandement de la police, à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : police israélienne)

La police a néanmoins mis en garde contre la fermeture de certaines routes dans le secteur de la Knesset au fil de la journée, à mesure que le vote progressera.

Par ailleurs, trois manifestants ont été arrêtés parce qu’ils bloquaient l’entrée du domicile du ministre de l’Economie Nir Barkat.

Les manifestants sont arrivés aux aurores à la Knesset et certains ont campé au parc Sacher.

Itai Nakash, originaire de Haïfa, participe à la manifestation contre les réformes controversées de la coalition devant la Knesset avec une banderole sur laquelle on peut lire : « Comment un gouvernement de réfractaires au service militaire peut-il me qualifier de réfractaire au service ?! »

Ancien membre de l’armée de l’air israélienne, Nakash affirme que les projets du gouvernement visant à réformer le système judiciaire représentent « un véritable danger pour la sécurité et l’avenir de l’État d’Israël. »

Itai Nakash manifeste contre la réforme judiciaire à Jérusalem, le 24 juillet 2023. (Crédit : Jeremy Sharon/Times of Israel)

Il a suspendu son service volontaire [milouyim] et y mettra fin définitivement si la législation est adoptée aujourd’hui.

Il s’oppose à ceux qui qualifient de « réfractaires au service militaire » les réservistes de l’armée qui ont déclaré qu’ils cesseront leur service volontaire en raison de la législation judiciaire, soulignant que beaucoup dans la coalition, en particulier dans les partis ultra-orthodoxes, n’ont jamais fait un seul jour d’armée.

« Il est incroyablement hypocrite de la part du gouvernement et de ses partisans de nous qualifier de réfractaires au service militaire, alors que c’est nous qui nous portons volontaires pour le service de réserve et que nous représentons une petite proportion de la population dont le gouvernement considère qu’elle est acquise, alors que beaucoup d’entre eux n’ont accompli aucun service, comme l’exige pourtant la loi », a déclaré Nakash.

Il reconnaît le danger pour l’armée et le pays si les citoyens cessent leur service de réserve, mais rappelle sur le fait que l’alternative est pire.

« Ce serait plus préjudiciable de laisser la législation se poursuivre. Il ne s’agit pas d’une protestation politique de gauche ou de droite ; il s’agit d’un effort pour changer le type de régime que nous avons. »

« Vous pouvez servir un gouvernement dont vous ne partagez pas l’idéologie, mais il est dangereux de suivre aveuglément des ordres, surtout si le gouvernement est extrêmement radical et montre des signes relevant de la dictature, » analyse Nakash, faisant référence à des pays où les valeurs démocratiques et les droits ont été sérieusement compromis ces dernières années, comme la Pologne et la Hongrie.

Pour Nakash, les manifestations massives, les grèves et la désobéissance civile sont justifiées face à la législation actuelle, car selon lui le projet de loi lui-même pose de graves problèmes, mais surtout parce que « ce n’est que le début, ils ne le nient pas, et ils cherchent à préparer le terrain pour le reste de la réforme judiciaire. »

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