Washington appelle les Européens à sanctionner le programme balistique iranien
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Washington appelle les Européens à sanctionner le programme balistique iranien

"Le gouvernement iranien affirme que ses essais de missiles sont purement défensifs par nature", mais "ce n'est pas défensif", a estimé Brian Hook

Le lancement d'un essai du missile Emad de longue portée balistique de l'Iran le 11 octobre, 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube Capture Press TV)
Le lancement d'un essai du missile Emad de longue portée balistique de l'Iran le 11 octobre, 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube Capture Press TV)

Les Etats-Unis ont appelé lundi les Européens à adopter des sanctions contre le programme de missiles balistiques iraniens, qui représente « une menace grave et croissante ».

Washington a dénoncé durant le week-end un nouvel essai par l’Iran d’un « missile balistique de moyenne portée capable de transporter plusieurs ogives » et « de frapper certaines régions d’Europe et partout au Moyen-Orient », selon le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo, qui juge que ce test est « en violation de la résolution 2231 du Conseil de sécurité de l’ONU ».

« Le gouvernement iranien affirme que ses essais de missiles sont purement défensifs par nature », mais « ce n’est pas défensif », a estimé lundi l’envoyé spécial de la diplomatie américaine pour l’Iran, Brian Hook.

« C’est une menace grave et croissante » et « nous aimerions voir l’Union européenne adopter des sanctions qui ciblent le programme de missiles de l’Iran », a-t-il dit aux journalistes accompagnant Mike Pompeo dans l’avion qui doit le mener à Bruxelles pour une réunion de l’Otan.*

Brian Hook, représentant spécial américain pour l’Iran, devant des missiles à courte-portée iraniens (Qiam) à la base conjointe Anacostia-Bolling de Washington, le 29 novembre 2018 (Crédit : AP Photo/Carolyn Kaster)

Selon lui, la campagne de « pression maximale » exercée par l’administration de Donald Trump depuis qu’elle s’est retirée de l’accord sur le nucléaire iranien serait « plus efficace » si davantage de pays rejoignaient les Etats-Unis dans le fait d’imposer des sanctions.

Il a estimé que des « progrès » étaient en cours dans ce sens, évoquant une proposition qui pourrait être prochainement sur la table à Bruxelles pour sanctionner « des individus et des entités qui facilitent le programme de missiles iranien ». Il a également appelé d’autres pays autour du monde à se joindre à cet effort.

Les Etats-Unis de Donald Trump ont fait de la République islamique leur principale bête noire et se sont retirés de l’accord sur le nucléaire iranien conclu en 2015 sous la présidence de Barack Obama. Depuis, ils ont imposé des sanctions très sévères pour faire plier Téhéran dont ils dénoncent le programme balistique et le rôle « déstabilisateur » au Moyen-Orient.

Les Européens, cosignataires de l’accord de 2015, ont dénoncé le retrait américain et tentent à tout prix de le préserver, même s’ils dénoncent également l’attitude iranienne sur d’autres dossiers.

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