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Washington confirme la visite de Biden en Israël malgré les remous politiques

Lapid accueillera le leader américain, en tant que Premier ministre de transition ; l'envoyé américain réaffirme que la visite ne dépend pas de l'identité du Premier ministre

Jacob Magid est le correspondant du Times of Israël aux États-Unis, basé à New York.

Yair Lapid, alors ministre des Finances, rencontre le vice-président américain de l'époque, Joe Biden, à Washington, en 2013. (Crédit : Autorisation)
Yair Lapid, alors ministre des Finances, rencontre le vice-président américain de l'époque, Joe Biden, à Washington, en 2013. (Crédit : Autorisation)

L’ambassadeur américain en Israël, Tom Nides, a confirmé lundi que le voyage du Président Joe Biden en Israël aura lieu comme prévu, malgré les bouleversements politiques en Israël.

L’envoyé s’est entretenu avec le Times of Israel peu après que le Premier ministre Naftali Bennett et le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid ont annoncé qu’ils soumettraient la semaine prochaine une loi visant à dissoudre la Knesset et que Lapid remplacerait Bennett en tant que Premier ministre de transition avant les élections prévues pour l’automne.

Si, comme on s’y attend, la loi est adoptée, Lapid sera Premier ministre lorsque Biden atterrira en Israël le 13 juillet pour sa première visite en tant que président.

Bennett a semblé faire allusion à cette éventualité lors d’un point de presse avec les journalistes plus tôt dans la journée de lundi. Quand on lui a demandé s’il serait encore Premier ministre quand Biden arrivera, compte tenu de la fragilité de sa coalition, Bennett a marqué une pause de plusieurs secondes avant de répondre : « Je ne sais pas. Je ne sais vraiment pas ».

Les propos de Nides sont alignés à ce que disent les responsables de Biden depuis des semaines, à savoir que la visite du président aurait lieu quelle que soit la situation politique en Israël.

« Nous avons une relation stratégique avec Israël qui va au-delà de tout gouvernement. Le président se réjouit de sa visite le mois prochain », a déclaré lundi un porte-parole de l’ambassade des États-Unis en Israël, refusant de commenter davantage la perspective d’une cinquième élection de la Knesset en cinq ans environ.

Biden devrait passer deux jours en Israël et en Cisjordanie avant de s’arrêter en Arabie saoudite pour participer à la réunion annuelle du CCG+3 avec les dirigeants de l’Arabie saoudite, des Émirats arabes unis, de Bahreïn, d’Oman, du Qatar, du Koweït, de l’Irak, de l’Égypte et de la Jordanie.

Un responsable israélien a déclaré au Times of Israel la semaine dernière que Biden rencontrerait Bennett, Lapid, le président Isaac Herzog et le ministre de la Défense Benny Gantz. Vu son statut au sein du gouvernement, il est probable que Bennett, qui n’assumera le rôle de Premier ministre suppléant que le mois prochain si la Knesset est effectivement dissoute, rencontrera tout de même Biden quel que soit son rôle, selon une source au fait de la question.

Selon la tradition, les présidents américains ont coutume de rencontrer le chef de l’opposition, en particulier pendant un cycle électoral. Cela signifierait une rencontre potentielle entre Biden et l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, qui entretiennent des depuis longtemps des relations, même si elles ne sont pas exemptes de différends. Résumant leur relation dans un discours de 2014, Biden a rappelé avoir signé une photo pour Netanyahu des années auparavant, sur laquelle il avait écrit : « Bibi, je ne suis d’accord avec rien de ce que tu dis, mais je t’aime bien. »

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