Washington « profondément troublé » par les projets de construction dans les implantations
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Washington « profondément troublé » par les projets de construction dans les implantations

Pour l'administration Obama, les projets de construction en Cisjordanie sont un frein à la paix et vont à l'encontre des intérêts d'Israël

Vue depuis l'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie. (Crédit : Marissa Newman/Times of Israel)
Vue depuis l'avant-poste d'Amona, en Cisjordanie. (Crédit : Marissa Newman/Times of Israel)

L’administration Obama a « fermement » condamné les projets israéliens de construire des logements en Cisjordanie. Pour les États-Unis, cette mesure remet en question l’engagement d’Israël en faveur des négociations de paix.

Pour le département d’État américain, la proposition de construction de 300 lots va à l’encontre de la notion même de solution à deux états.

Cette condamnation fait apparemment référence aux projets récemment validés des 98 lots pour reloger les personnes évacuées de l’avant-poste illégal d’Amona, à l’est de Ramallah, ainsi que les projets pour une zone industrielle.

« C’est troublant… qu’Israël prenne une décision qui soit aux antipodes de ses intérêts à long terme pour sa sécurité, dans l’optique de résoudre pacifiquement le conflit avec les Palestiniens », a déclaré le porte-parole Mark Toner, notant le fait que cette mesure soit si proche de l’octroi de l’enveloppe militaire accordée par les États-Unis le mois dernier, à hauteur de 38 millions de dollars d’aide militaire pour Israël pour la décennie à venir.

Cette déclaration évoque également les implantations à l’intérieur de la Cisjordanie, qui seraient un frein à l’établissement d’un État palestinien contigu.

Mark Toner, porte-parole du département d'Etat américain, le 5 octobre 2015. (Crédit : capture d'écran YouTube)
Mark Toner, porte-parole du département d’Etat américain, le 5 octobre 2015. (Crédit : capture d’écran YouTube)

« Nous condamnons avec fermeté la récente décision du gouvernement israélien de poursuivre un projet qui créerait une nouvelle importante colonie très à l’intérieur de la Cisjordanie », a indiqué le département d’Etat, soulignant que le site pourrait compter à terme jusqu’à 300 unités et serait « beaucoup plus proche de la Jordanie que d’Israël ».

« Autoriser rétroactivement des colonies sauvages à proximité, ou redessiner les limites des colonies existantes, ne changent pas le fait que cette approbation contredit les déclarations publiques passées du gouvernement israélien selon lesquelles il n’avait pas l’intention de créer de nouvelles colonies », a poursuivi Mark Toner.

Construire cette nouvelle implantation constitue « un nouveau pas vers la consolidation de la réalité d’un Etat unique avec une occupation perpétuelle ce qui est en contradiction fondamentale avec l’avenir d’Israël en tant qu’Etat juif et démocratique », a relevé Toner.

« De telles initiatives ne vont que susciter la condamnation de la communauté internationale, éloigner Israël de nombre de ses partenaires et générer encore davantage d’interrogations concernant l’engagement d’Israël à parvenir à une paix négociée », a-t-il ajouté.

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon devant l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)
Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon devant l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le 20 septembre 2016. (Crédit : Drew Angerer/Getty Images/AFP)

Mardi, le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-Moon a condamné les projets de construction à l’est de Ramallah.

« Le secrétaire général exhorte Israël à annuler ces décisions contre-productives dans l’intérêt de la paix et en vue d’un accord final juste », peut-on lire dans un communiqué de l’ONU.

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