Washington sanctionne un réseau de financement des Gardiens de la révolution
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Washington sanctionne un réseau de financement des Gardiens de la révolution

Ces sanctions, prises en coordination avec les autorités émiraties, sont les premières depuis que Donald Trump a annoncé la sortie de son pays de l'accord nucléaire iranien

Capture d’écran des Gardiens de la Révolution iraniens (Crédit : PRESSTV)
Capture d’écran des Gardiens de la Révolution iraniens (Crédit : PRESSTV)

Les Etats-Unis ont annoncé jeudi des sanctions contre un réseau de financement des Gardiens de la révolution, l’armée d’élite du régime iranien, à travers des transferts de devises entre les Emirats arabes unis et l’Iran.

Ces sanctions, prises en coordination avec les autorités émiraties, sont les premières depuis que le président américain Donald Trump a annoncé mardi la sortie de son pays de l’accord nucléaire iranien.

Elles visent six individus iraniens et trois entités, accusés de faire partie d' »un large réseau d’échange de devises (ayant) fourni et transféré des millions de dollars à la Force Qods des Gardiens de la révolution », a précisé dans un communiqué le département du Trésor.

L’argent servait à financer les « activités malignes » de la force Qods, une unité d’élite chargée des opérations extérieures, et les « groupes régionaux (utilisés) par procuration ».

Mardi, Donald Trump a accusé l’Iran de soutenir « les terroristes, les extrémistes » et ses alliés régionaux comme le Hezbollah libanais, le mouvement islamiste palestinien Hamas, ainsi que les talibans et Al-Qaïda.

Les Gardiens de la révolution et la force Qods sont déjà visés par des sanctions américaines dans le cadre de la lutte contre le financement d’organisations terroristes.

« La Banque centrale iranienne est complice du plan (des Gardiens de la révolution) et a activement soutenu ce réseau de conversion de devises et lui a permis d’accéder à des fonds détenus dans des banques étrangères », a ajouté le département américain.

« Nous voulons couper les circuits de revenus des Gardiens de la révolution peu importe leur source et leur destination », a affirmé dans le communiqué le Secrétaire au Trésor Steven Mnuchin, qui a remercié les Emirats « pour leur étroite collaboration ».

Les Emirats, alliés régionaux de Washington, ont salué la décision de Trump de se retirer de l’accord nucléaire signé en 2015 avec Téhéran, même si l’Emirat de Dubaï, membre de la fédération, entretient de solides liens commerciaux et financiers avec l’Iran.

Les individus visés sont présentés comme des membres ou des dirigeants de société liées à la force Qods, et des agents de change ayant facilité les transferts de fonds vers les Emirats en établissant de faux documents pour cacher leurs « activités financières illicites », selon le Trésor américain.

L’annonce intervient au lendemain de tirs de roquettes, attribués à la force al-Qods, depuis la Syrie sur la partie du Golan occupée par Israël, suivis par une riposte israélienne dans ce pays. Les frappes ont tué 23 combattants prorégime, dont 18 étrangers, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme.

Si leur paternité était confirmée, ces tirs de roquettes serait une première attaque directe de la part de l’Iran, allié du régime de Bashar el-Assad, contre des positions israéliennes dans la confrontation à distance depuis des décennies entre les deux pays.

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