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Yair Lapid juge que le projet de loi d’immunité des Premiers ministres est “honteux”

Le dirigeant de Yesh Atid a fustigé le projet de loi qui accorderait l’immunité au Premier ministre et l’absence d’enrôlement des ultra-orthodoxes

Marissa Newman est la correspondante politique du Times of Israël

Yair Lapid, président de Yesh Atid, pendant une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset, le 10 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Yair Lapid, président de Yesh Atid, pendant une réunion de son groupe parlementaire à la Knesset, le 10 juillet 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Yair Lapid, le président de Yesh Atid, a fustigé le gouvernement en raison du projet de loi qui vise à accorder l’immunité au Premier ministre en cas de poursuite pénale.

« Cela ne fait même pas une journée que la Knesset a repris, et nous avons déjà honte », a dit Lapid en parlant de la situation politique qui s’est déroulée dimanche au sujet d’une proposition du député du Likud David Amsalem pour accorder l’immunité au Premier ministre en exercice.

« C’est la loi de Benjamin Netanyahu, appelons-la par son vrai nom, pour faire cesser les enquêtes », a dit Lapid, en rejetant les comparaisons avec la loi française.

Il a ajouté que Netanyahu serait forcé de témoigner dans l’Affaire dite 3000, qui se penche sur une vente de sous-marins allemands à Israël, et dans laquelle le Premier ministre n’est pour l’instant pas considéré comme un suspect.

Lapid a cependant ajouté qu’il ne pouvait donner aucune autre information, puisqu’il a lui-même témoigné dans cette affaire.

Lapid a également attaqué le gouvernement qui prévoit de légiférer à nouveau sur l’enrôlement des ultra-orthodoxes, et a fermement critiqué les manifestations contre le service militaire de la semaine dernière.

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