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Yair Netanyahu : l’État devrait payer ce que je dois pour mon procès en diffamation

Le fils du Premier ministre désigné affirme que le personnel de la résidence officielle n'a pas remis les documents judiciaires, ce qui l'a privé du droit de se défendre

Yair Netanyahu, fils du Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, arrivant pour une audience au tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l'ex-députée Stav Shaffir à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)
Yair Netanyahu, fils du Premier ministre désigné, Benjamin Netanyahu, arrivant pour une audience au tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l'ex-députée Stav Shaffir à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Yair Netanyahu a déposé une demande pour que l’État couvre les 420 000 shekels qu’il doit payer après avoir été poursuivi en justice pour diffamation.

Le fils aîné de Benjamin Netanyahu fait valoir qu’il n’a pas pu se défendre dans cette affaire parce que le personnel de la résidence du Premier ministre ne lui a jamais remis les documents judiciaires, – une demande déjà rejetée par plusieurs tribunaux.

Yair – dont le père a été Premier ministre entre 2009 et 2021 et devrait reprendre ce rôle dans les semaines à venir – a affirmé que la décision initiale à son encontre avait été rendue de mauvaise foi car il n’avait jamais reçu de notification du tribunal concernant la plainte pour diffamation déposée par l’ancien rédacteur en chef du site d’information Walla, Avi Alkalay.

Yair Netanyahu a été poursuivi pour avoir partagé des messages sur les réseaux sociaux affirmant qu’Alkalay – un témoin dans la plus grave des trois affaires de corruption contre Benjamin Netanyahu – était « une taupe » travaillant avec le ministère public contre son père.

Avi Alkalay, ex-rédacteur en chef de Walla, arrive pour une audience à la Cour des magistrats de Tel Aviv, le10 mars 2021. (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Yair Netanyahu n’ayant jamais déposé de déclaration de défense, le tribunal de première instance de Tel Aviv a automatiquement statué en faveur d’Alkalay en mars 2020.

Le tribunal de district de Tel-Aviv et la Cour suprême ont tous deux rejeté les appels de Yair Netanyahu, estimant que la lettre avait été remise comme il se doit, puisque celui-ci vivait à la résidence du Premier ministre à l’époque.

Il a été initialement condamné à verser à Alkalay 250 000 shekels et à payer 29 250 shekels de frais de justice supplémentaires. Depuis lors, ses appels et ses retards de paiement ont fait passer la somme à 420 000 shekels, selon le journal HaAyin HaShevi’it, qui a été le premier à faire état de la demande de Netanyahu de faire payer la facture par l’État.

Il lui a été proposé de ne payer qu’un total de 5 000 shekels et d’être ensuite autorisé à déposer sa défense en retard, mais il a refusé cette proposition.

La résidence du Premier ministre de la rue Balfour à Jérusalem. (Crédit : Yaakov Saar / GPO)

Le bureau du procureur de Tel-Aviv a déclaré dans un communiqué qu’il avait reçu une demande des représentants légaux de Yair Netanyahu pour couvrir ces frais, mais a noté que la Cour suprême avait déjà statué sur le fait que la lettre de poursuite en diffamation avait bien été remise comme il se doit.

« Dans les prochains jours, la réponse de l’État sera remise au représentant légal du demandeur », indique le communiqué.

Une déclaration au nom de Yair Netanyahu a indiqué qu’il était contraint de payer des centaines de milliers de shekels, « en raison de négligences » à la résidence du Premier ministre.

Le communiqué indique que la demande de Yair Netanyahu de faire payer sa facture par l’État est « basée sur un simple fait : personne à la Résidence du Premier ministre n’affirme avoir remis la notification du procès à Yaïr, comme l’exige la loi, et il a donc été privé de son droit fondamental à se défendre ».

Yair Netanyahu, fils du Premier ministre désigné Benjamin Netanyahu, arrive pour une audience au tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté par l’ancienne députée Stav Shaffir à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90)

Le mois dernier, la Cour suprême a rejeté l’appel de Yair Netanyahu contre la décision d’un tribunal de district qui l’avait condamné à payer la somme pour diffamation, rejetant son affirmation selon laquelle il n’avait pas été correctement notifié de l’affaire de diffamation. Elle a noté que Yair Netanyahu, âgé de 31 ans, était répertorié à l’époque par le ministère de l’Intérieur comme vivant à la résidence officielle.

Alkalay a poursuivi le fils du Premier ministre de l’époque pour avoir partagé un message sur les réseaux sociaux qualifiant le journaliste de « taupe de la Fondation Wexner » – un groupe que la famille Netanyahu accuse de financer des organisations et des campagnes de gauche – et alléguant qu’il était de mèche avec le ministère public contre le Premier ministre de l’époque.

Alkalay est un témoin dans le cadre de l’affaire 4000, qui porte sur des soupçons selon lesquels Benjamin Netanyahu aurait accordé des faveurs réglementaires à Shaul Elovitch, l’actionnaire majoritaire de Bezeq Telecom, en échange d’une couverture positive du Premier ministre et de sa famille par le site d’information Walla, propriété de Bezeq.

Benjamin Netanyahu est jugé pour fraude, abus de confiance et corruption dans trois affaires. Il nie tout acte répréhensible.

A LIRE – Etat d’Israël vs. Netanyahu : détails de l’acte d’accusation du Premier ministre

Yair Netanyahu n’est pas étranger aux procès en diffamation et aux menaces juridiques. Il a l’habitude de publier des messages incendiaires sur les réseaux sociaux et de tweeter vite et souvent contre ceux qu’il estime avoir fait du tort à lui et à sa famille.

Le mois dernier, il était au tribunal pour affronter l’ancienne députée Stav Shaffir dans le cadre de leurs procès mutuels. Stav Shaffir poursuit Netanyahu pour harcèlement sexuel suite à des messages qu’il a écrits à son sujet sur Twitter. Netanyahu a intenté une action en justice en guise de représailles pour les messages de Shafir sur les réseaux sociaux.

L’ancienne députée Stav Shaffir arrive pour une audience au tribunal dans le cadre du procès en diffamation intenté contre Yair Netanyahu, à Tel Aviv, le 29 novembre 2022. (Crédit : Avshalom Sassoni/Flash90 )

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