Rechercher

Yémen : interception d’un bateau iranien chargé d’armes pour des rebelles

La coalition militaire conduite par l'Arabie saoudite et composée principalement de pays du Golfe impose un blocus maritime au Yémen

Un membre de la tribu yéménite armée du Comité de la Résistance Populaire soutenant les forces fidèles au président fugitif Abedrabbo Mansour Hadi qui regarde à travers des jumelles dans la région de Jaadan, à Marib, la province est de la capitale, Sanaa, le 9 mai 2015 (Crédit : AFP / STR)
Un membre de la tribu yéménite armée du Comité de la Résistance Populaire soutenant les forces fidèles au président fugitif Abedrabbo Mansour Hadi qui regarde à travers des jumelles dans la région de Jaadan, à Marib, la province est de la capitale, Sanaa, le 9 mai 2015 (Crédit : AFP / STR)

La coalition arabe conduite par l’Arabie saoudite qui intervient au Yémen en soutien au gouvernement a affirmé jeudi avoir intercepté en mer d’Oman un bateau de pêche iranien chargé d’armes destinées aux rebelles chiites yéménites Houthis.

Des armes ont été saisies à bord de ce bateau, intercepté samedi au large de la ville omanaise de Salalah, a déclaré la coalition dans un communiqué. Cette annonce a été faite alors que de vives tensions opposent l’Arabie saoudite à l’Iran.

Selon la coalition, parmi les équipements saisis figurent 18 obus antiblindés, 54 obus antichars BGM17 et des système de guidage de tirs. Outre le capitaine, 14 Iraniens étaient à bord de ce bateau, enregistré en tant qu’embarcation de pêche en Iran, a-t-on ajouté de même source.

La coalition militaire conduite par l’Arabie saoudite et composée principalement de pays du Golfe impose un blocus maritime au Yémen depuis le début de son intervention en mars en soutien au président Abd Rabbo Mansour Hadi contre les rebelles chiites Houthis.

Pour sa part, la Ve Flotte américaine a rapporté dans un communiqué publié depuis son siège à Bahreïn qu’un boutre « sans pavillon » transportant des armes et se dirigeant vers la Somalie avait été intercepté vendredi en mer d’Arabie dans « les eaux internationales par la Force maritime multinationale patrouillant la zone.

« D’après les déclarations des membres d’équipage, le port d’origine du cargo et de sa cache d’armes illicite serait l’Iran », affirme le texte ajoutant en outre que selon « l’équipage du boutre, la destination du navire était la Somalie ».

Parmi les armes que transportait le bateau figurent « des armes antichar qui pourraient être d’origine iranienne ou russe », poursuit le communiqué.

La Ve Flotte ne fait pas de lien entre ce bateau et celui intercepté par la coalition, précisant que le cargo avait été relâché après confiscation des armes qu’il transportait.

Le gouvernement yéménite et la coalition arabe accusent régulièrement l’Iran de soutenir les Houthis qui se sont emparés de vastes pans du territoire yéménite depuis un an et contrôlent toujours la capitale Sanaa.

Pour justifier leur intervention, les monarchies sunnites du Golfe, Arabie saoudite en tête, ont affirmé vouloir empêcher Téhéran de rééditer au Yémen l’expérience du mouvement chiite libanais Hezbollah.

Fin avril, un convoi de bateaux iraniens soupçonnés par les Américains de transporter des armes pour les rebelles avait fait demi-tour en mer d’Oman avant d’atteindre la côte yéménite.

Le Conseil de sécurité de l’ONU a adopté en avril une résolution qui impose un embargo sur les armes contre les rebelles au Yémen.

Au cours de la semaine écoulée, le ton est monté entre l’Arabie saoudite et l’Iran à propos de la bousculade meurtrière qui s’est produite lors du pèlerinage annuel musulman de La Mecque.

Parmi les 769 morts annoncés officiellement figurent 239 Iraniens. Téhéran a accusé Ryad de graves négligences dans l’organisation du rassemblement religieux. Ryad a rétorqué en reprochant à Téhéran de chercher à « politiser » la catastrophe qui a endeuillé le pèlerinage.

Les deux pays ont également des échanges tendus au sujet de la Syrie. Mardi, en marge de l’Assemblée générale de l’ONU, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir, a affirmé que « l’Iran faisait partie du problème et ne pouvait pas faire partie d’une solution ».

En savoir plus sur :
Pour commenter, rejoignez
la Communauté du Times of Israël !
Rejoidre la Communauté du Times of Israël
Seuls les membres qui payent un abonnement peuvent commenter les articles. Alors rejoignez nous et profitez d'autres avantages !
Veuillez utiliser un email au format suivant : example@domain.com
Confirm Mail
Merci ! Consultez votre mail maintenant
Vous faites désormais partie de la Communauté du Times of Israël ! Un e-mail contenant votre lien de connexion a été envoyé à . Une fois configuré, vous pourrez profiter de vos avantages et commenter.

Merci pour votre fidélité !

Si vous voyez ce message, ça veut dire que vous faites partie de nos lecteurs les plus assidus. Pour continuer votre lecture, veuillez rejoindre notre Communauté. Rejoignez-nous maintenant !
image
Inscrivez-vous gratuitement
et continuez votre lecture
L'inscription vous permet également de commenter les articles et nous aide à améliorer votre expérience. Cela ne prend que quelques secondes.
Déjà inscrit ? Entrez votre email pour vous connecter.
Veuillez utiliser le format suivant : example@domain.com
SE CONNECTER AVEC
En vous inscrivant, vous acceptez les conditions d'utilisation. Une fois inscrit, vous recevrez gratuitement notre Une du Jour.
Register to continue
SE CONNECTER AVEC
Log in to continue
Connectez-vous ou inscrivez-vous
SE CONNECTER AVEC
check your email
Consultez vos mails
Nous vous avons envoyé un e-mail à .
Il contient un lien qui vous permettra de vous connecter.