Yémen : l’ONU appelle à « saisir la chance » d’une solution diplomatique
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Yémen : l’ONU appelle à « saisir la chance » d’une solution diplomatique

Expliquant que la situation humanitaire, notamment pour les enfants était dramatique, Martin Griffiths a réitéré sa demande que les acteurs du conflit acceptent les pourparlers

La ministre des Affaires étrangères suédoise Margot Wallstrom et l'envoyé spécial de l'ONU au Yemen Martin Griffiths et les délégations du gouvernement yéménite et des rebelles houthis durant les négociations de paix à Rimbo, en Suède, le 7 décembre 2018. (Crédit : Stina STJERNKVIST / TT News Agency / AFP)
La ministre des Affaires étrangères suédoise Margot Wallstrom et l'envoyé spécial de l'ONU au Yemen Martin Griffiths et les délégations du gouvernement yéménite et des rebelles houthis durant les négociations de paix à Rimbo, en Suède, le 7 décembre 2018. (Crédit : Stina STJERNKVIST / TT News Agency / AFP)

L’ONU a appelé lundi tous les protagonistes du conflit au Yémen à « saisir la chance » d’une résolution diplomatique, alors que les principales puissances se sont retrouvées pour une séance de négociations à Berlin.

« C’est le moment de faire preuve d’un leadership responsable et j’appelle toutes les parties au conflit à saisir l’occasion qui se présente maintenant et à négocier de bonne foi, sans conditions préalables, pour résoudre ce conflit », a affirmé Martin Griffiths, émissaire de l’ONU pour le Yémen, lors d’une conférence de presse à Berlin.

En déplacement dans la capitale allemande, il a été reçu par le ministre allemand des Affaires étrangères, Heiko Maas.

Celui-ci est à l’origine d’une réunion prévue dans l’après midi entre hauts fonctionnaires de plusieurs pays clés, dont l’objectif est d’apporter un soutien aux efforts de l’ONU pour résoudre ce conflit qui dure depuis 2015 dans ce pays à la pointe sud-ouest de la péninsule d’Arabie.

Cette réunion en visioconférence regroupe des représentants du groupe dit « P5+4 » créé à l’automne 2019 pour le Yémen.

Celui-ci est composé des cinq puissances bénéficiant d’un droit de veto au Conseil de sécurité de l’ONU (Chine, États-Unis, France, Royaume-Uni, Russie) ainsi que de l’Allemagne, de la Suède, du Koweït et l’Union européenne.

Expliquant que la situation humanitaire, notamment pour les enfants dont la plupart « n’ont pas pu aller à l’école depuis 6 ans et n’ont aucun avenir », était dramatique, M. Griffiths a réitéré sa demande que les acteurs du conflit acceptent les pourparlers sous l’égide de l’ONU.

« Les Nations unies travaillent sur un plan visant à garantir la mise en place d’un cessez-le-feu à l’échelle nationale, l’arrêt de tous les combats et l’ouverture des routes entre le nord et le sud du pays pour garantir la libre circulation des personnes, de l’aide humanitaire et des marchandises », a-t-il rappelé.

Le Yémen est en guerre depuis six ans entre les forces du président Abd Rabbo Mansur Hadi, soutenues par l’Arabie saoudite et d’autres États arabes, et les rebelles Houthis soutenus par l’Iran.

La communauté internationale essaye en vain depuis des mois de parvenir à une résolution pacifique de ce conflit et de sa crise humanitaire, la pire au monde selon l’ONU.

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