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Yoav Gallant et son homologue ukrainien parlent de la menace iranienne

Le ministre de la Défense a été informé par Oleksii Reznikov de la situation dans la guerre en cours en Ukraine, évoquant aussi le système d'avertissement anti-missile israélien

Le ministre de la Défense Yoav Galant lors d'une cérémonie à la Knesset, le 13 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Le ministre de la Défense Yoav Galant lors d'une cérémonie à la Knesset, le 13 juin 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Le ministre de la Défense Yoav Gallant s’est entretenu mercredi avec son homologue ukrainien, Oleksii Reznikov. Les deux hommes ont parlé de l’invasion russe toujours en cours et du système d’alerte anti-missile qu’Israël développe actuellement pour l’Ukraine.

Selon un communiqué qui a été émis par le bureau de Gallant, le ministre israélien a été informé de la situation sur le terrain en Ukraine, et il a exprimé son inquiétude concernant la situation humanitaire dans le pays.

« Les deux parties ont aussi évoqué la menace commune représentée par l’Iran et l’influence de cette dernière sur la guerre en Ukraine, ainsi que de l’impact plus large de Téhéran dans le monde », a précisé le communiqué.

Gallant a parlé à Reznikov des progrès qui ont été réalisés concernant un système d’alerte anti-missile qu’Israël est en train de développer pour l’Ukraine, ce qui l’aiderait à mieux faire face aux attaques aux missiles et aux drones russes, qui sont incessantes. Ainsi, la Russie a envoyé des centaines de drones kamikazes vers des cibles de tout le territoire ukrainien, en particulier vers les centrales électriques et autres infrastructures cruciales – des drones qui ont été fabriqués au sein de la république islamique.

L’Iran fournit également des armes à ses groupes mandataires anti-israéliens du Moyen-Orient, comme c’est le groupe terroriste du Hezbollah.

Au mois de mai, Kiev avait indiqué avoir commencé à tester le système d’alerte anticipée israélien face aux frappes russes, dans le cadre d’un programme-pilote de plusieurs mois.

La vice-présidente du Parlement, Olena Kondratiuk, avait dit que le système avait été utilisé à Kiev dans le cadre de ce programme.

Les responsables israéliens, pour leur part, n’ont fait aucun commentaire sur ce sujet.

Le ministre ukrainien de la Défense, Oleksii Reznikov, assistant à une conférence de presse, dans le contexte de l’invasion russe de l’Ukraine, à Kiev, le 26 octobre 2022. (Crédit : Genya Savilov/AFP)

L’Ukraine a sollicité Jérusalem de manière répétée pour qu’Israël lui livre des capacités d’interception face aux missiles russes – une demande que Jérusalem a jusqu’à présent rejetée, les leaders israéliens cherchant à éviter de provoquer la colère de la Russie. Une hésitation qui semble trouver son origine dans la nécessité stratégique, pour l’État juif, de conserver sa liberté d’action en Syrie, dont la Russie contrôle très largement l’espace aérien. Israël est l’un des quelques pays conservant des relations relativement bonnes à la fois avec l’Ukraine, une démocratie occidentale, et avec la Russie.

Contrairement à ce qui se passe en Israël, le système qui devrait être déployé en Ukraine ne consistera qu’en un système d’alerte sans capacités d’interception. Selon le site d’information Walla, des officiers du Commandement intérieur de Tsahal ont rencontré leurs homologues ukrainiens, en Pologne, à un certain nombre de reprises au cours des derniers mois pour évoquer le déploiement du système.

Ce système d’alerte israélien utilise à la fois des dispositifs radar et électro-optiques pour détecter les lancements de roquette, de missile et de drone ; pour déterminer leur taille et la menace qu’ils sont susceptibles de représenter et pour souligner, sur une carte, les zones qui sont potentiellement mises en danger.

Les citoyens, dans ces secteurs, reçoivent une alerte – que ce soit par le biais des sirènes, de leur téléphone ou de messages transmis à la radio et à la télévision.

Ce système aurait sauvé des centaines de vies en Israël au fil des années, au cours des flambées de violences qui ont opposé Israël aux groupes terroristes de la bande de Gaza et du Liban – qui ont tiré des milliers de projectiles en direction des villes israéliennes.

Ces dernières années, la précision du système a encore été améliorée de manière à pouvoir limiter les alertes à des quartiers spécifiques dans les grandes villes.

Un drone quelques secondes avant qu’il ne frappe un bâtiment à Kiev, en Ukraine, le 17 octobre 2022. (Crédit : Efrem Lukatsky/AP)

La Russie avait envahi l’Ukraine au mois de février 2022. Même si elle contrôle environ un cinquième du pays, son avancée a été fortement entravée par une résistance et des batailles féroces, avec une guerre de tranchées. Les pays occidentaux ont livré des armes en grand nombre à l’armée ukrainienne dans son combat contre les Russes.

Les États-Unis ont cherché à obtenir un renforcement du soutien à l’Ukraine de la part de Jérusalem, lui demandant notamment de livrer des armes à Kiev, selon les médias.

Au début du mois de février, la Russie avait mis en garde l’État juif contre toute livraison d’armes à l’Ukraine.

Israël s’est contenté, jusqu’à présent, d’apporter une aide humanitaire ainsi que des équipements militaires non-létaux au pays assiégé, comme des casques ou des gilets pare-balle. Le pays avait aussi dressé un hôpital de campagne pendant plusieurs semaines au tout début de l’offensive russe.

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