Le parlementaire français Meyer Habib (UDI) a déclaré mercredi que le massacre de 12 personnes par des terroristes dans un journal à Paris était l’équivalent, en France, des attaques terroristes du 11 septembre et que les terroristes djihadistes veulent « détruire l’infrastructure de la France ».

« C’est un triste jour. C’est notre 11 septembre », a déclaré Habib.

Les terroristes ont frappé de façon meurtrière pour la première fois à l’école juive de Toulouse en 2012, se rappelle-t-il, et ensuite au Musée juif de Bruxelles (en 2014). Nous avons averti que cela toucherait aussi toute la France, et à notre grande tristesse, cela s’est produit », a déclaré Habib à la Deuxième Chaîne d’information d’Israël mercredi soir.

Il s’est exprimé quelques heures après que des hommes armés masqués ont pris d’assaut les bureaux parisiens de l’hebdomadaire qui caricaturait le prophète Mahomet, tuant 12 personnes, y compris le directeur de publication, avant de s’échapper dans une voiture. C’était l’attaque terroriste la plus mortelle depuis plus d’un siècle.

Hurlant « Allah Akbar ! » alors qu’ils tiraient, les hommes armés ont préparé une attaque à midi contre l’hebdomadaire Charlie hebdo, situé à proximité du monument de la Bastille à Paris. Les caricatures publiées sur l’islam ont entraîné des critiques et des menaces avant l’attentat, les bureaux du journal avaient été attaqués à la bombe en 2011.

« Nous menons un combat contre le djihadisme, contre les ténèbres », a déclaré Habib, qui représente les citoyens français vivant en Israël et dans sept autres pays méditerranéens à l’Assemblée nationale à Paris. « Nous devons ouvrir les yeux. »

Il a déclaré que des groupes français juifs tiendraient une réunion d’urgence jeudi pour traiter des questions sécuritaires.

Bien que l’attaque n’était pas antisémite et que les Juifs n’y ont pas été particulièrement visés, « les Juifs sont toujours en première ligne », a-t-il déclaré. Je suis menacé, comme tous les autres Juifs ». Dans l’ensemble, a-t-il dit, les djihadistes « veulent détruire toute l’infrastructure de la France ».

Il a déclaré que les responsables juifs étaient concernés par l’impératif de protéger 200 synagogues et des dizaines d’écoles. « Il y a 400 000 Juifs dans la seule région de Paris », a-t-il noté.

Pour la première fois depuis la fondation de l’Etat, la France est arrivée en tête de la liste des pays d’où les immigrants sont partis pour rejoindre Israël – Environ 7 000 personnes ont fait l’alyah. C’était le mouvement le plus important de Juifs français vers Israël depuis la fondation de l’État. En 2013, l’alyah des Juifs de France avait concerné seulement la moitié de ce chiffre.

« Nous pensons qu’environ 10 000 nouveaux immigrants viendront de France seulement pour l’année prochaine, et que nous dépasserons les 30 000 immigrants dans tout le monde, et même plus », a déclaré Sofa Landver, le ministre de l’Alyah et de l’Accompagnement des immigrants, en présentant des chiffres le mois dernier.