Le ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman a démenti mardi qu’Israël avait espionné les Etats-Unis sur les pourparlers nucléaires entre les Etats-Unis et l’Iran, laissant entendre qu’Israël pouvait avoir, par contre, espionné les Iraniens.

Liberman a tenu à préciser que bien qu’Israël s’intéresse beaucoup aux négociations qui visent à freiner les ambitions nucléaires iraniennes en échange d’un allègement des sanctions, les services de renseignement israéliens n’espionnaient pas les Etats-Unis.

« Je pense que les informations publiées sont inexactes, a-t-il déclaré à la radio militaire. Bien sûr, Israël a divers intérêts en matière de sécurité, et il est clair que nous avons de bons services de renseignement. Mais nous n’espionnons pas les États-Unis. Il y a suffisamment de participants impliqués [dans les négociations sur le nucléaire], comme par exemple les Iraniens », a-t-il ajouté, laissant entendre que Jérusalem pouvait avoir glané ses informations sur les négociations en espionnant l’Iran ou d’autres parties présentes aux négociations.

« Nous avons obtenu nos renseignements par d’autres sources, pas des États-Unis. Nos instructions sont claires depuis des décennies : vous n’espionnez pas les États-Unis, ni directement, ni indirectement ».

Le démenti est venu en réponse à un article du Wall Street Journal selon lequel Israël avait espionné les négociations nucléaires entre les puissances mondiales et l’Iran.

Le journal affirmait hier que l’administration américaine avait découvert l’espionnage peu de temps après le début des pourparlers entre Téhéran et le groupe des 5 + 1.

La collecte de renseignements ferait partie d’un effort israélien plus important dont le but serait de s’opposer à tout accord émergent.

Jérusalem aurait reçu des informations classifiées en plaçant sur écoute les négociations et des séances confidentielles, ainsi qu’en parlant à des informateurs et à des diplomates européens.

Liberman a déclaré qu’Israël n’avait pas « intercepté » de briefings, et que l’article était « inexact, pour dire le moins ».