La Knesset a adopté mardi la loi dite de gouvernance, qui rehausse le seuil électoral permettant aux partis d’entrer à la Knesset et contient d’autres mesures qui, selon ses partisans, doivent améliorer la stabilité du système politique israélien.

Le texte, porté par le président du parti Yisrael Beytenu et ministre des Affaires étrangères Avigdor Liberman, a été approuvé par 67 voix pour et aucune voix contre. Les partis de l’opposition, qui rejettent la mesure, ont boycotté le vote.

La loi prévoit l’augmentation du seuil minimal autorisant un parti à entrer à la Knesset. Il passera à 3,25 %, contre 2 % jusqu’à présent.

Les experts prévoient des effets dévastateurs sur les trois partis arabes, aucun n’ayant atteint le seuil de 3,25 % lors des dernières élections.

En outre, le texte limite le nombre de ministres du gouvernement à 18 et rend plus difficile le succès des motions de censure, traditionnellement utilisées par les députés pour faire tomber un gouvernement et organiser de nouvelles élections.