Réagissant au discours de Trump sur la reconnaissance de Jérusalem, Hassan Nasrallah, chef de l’organisation terroriste libanaise Hezbollah, a déclaré jeudi que la mosquée al-Aqsa, située sur le mont du Temple à Jérusalem – le troisième lieu saint de l’islam – se trouvait « en réel danger et pourrait être démolie à tout moment. »

« Nous savons tous que l’entité sioniste ne respecte pas les résolutions internationales », a-t-il déclaré à al-Manar, chaîne de télévision libanaise affiliée au Hezbollah.

« Tout comme elle ne prend pas en compte les condamnations internationales, ne se souciant que de l’avis des Etats-Unis », a-t-il ajouté.

Nasrallah a qualifié la décision de M. Trump de « deuxième déclaration Balfour », en allusion au texte publié le 2 novembre 1917 et signé par le ministre britannique des Affaires étrangères de l’époque, Arthur Balfour, dans lequel il affirme que « le gouvernement britannique considère favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif ».

Il a appelé les Musulmans à inonder les réseaux sociaux afin de protester contre la décision.

Le puissant mouvement terroriste libanais du Hezbollah, ennemi juré d’Israël, a aussi appelé à une « manifestation massive » lundi pour dénoncer la décision du président américain Donald Trump de reconnaître Jérusalem comme capitale de l’Etat hébreu.

« J’appelle tout le monde à une manifestation populaire massive pour protester et dénoncer cette agression américaine et cette décision injuste », et exprimer la « solidarité avec le peuple palestinien », a déclaré jeudi Hassan Nasrallah, le dirigeant du mouvement terroriste chiite.

La manifestation sera organisée dans l’après-midi dans la banlieue sud de Beyrouth, bastion du groupe.

« J’appelle hommes, femmes, petits et grands, la banlieue sud, Beyrouth et tous ceux qui le souhaitent à venir » manifester, a ajouté M. Nasrallah dans un discours retransmis à la télévision.

Il a également demandé aux habitants « des camps de réfugiés à y participer », en référence aux 12 camps de réfugiés palestiniens au Liban installés après la création de l’Etat d’Israël.

La décision mercredi de M. Trump de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël a suscité une vague de condamnations dans le monde.

La plupart des pays ne reconnaissent pas la Ville sainte comme la capitale de l’Etat hébreu, et estiment que cette question doit faire l’objet de négociations avec les Palestiniens.

Le Hezbollah, qui a une présence importante dans le sud du Liban frontalier d’Israël, n’a pas lancé de menace directe à l’égard de l’Etat hébreu durant son discours, appelant les pays arabes à soutenir les Palestiniens.

Israël et le Hezbollah se sont livré en 2006 une guerre meurtrière.