Le chef du Hezbollah Hassan Nasrallah a rencontré le vice-ministre russe des Affaires étrangères Mikhaïl Bogdanov au Liban ce week-end, dans le cadre d’une visite de deux jours dans la région, qui portait sur la guerre civile syrienne.

Bogdanov est arrivé à Beyrouth jeudi et a rencontré des dirigeants libanais, dont le ministre des Affaires étrangères Gebran Bassil, le Premier ministre Tammam Salam, le président du Parlement Nabih Berri et l’ancien président Michel Suleiman.

Le diplomate russe a promis que son pays aidera le Liban contre les groupes rebelles syriens, et déclaré que Moscou s’emploie à relancer les négociations entre le gouvernement syrien et l’opposition sans conditions préalables.

La Russie et le Hezbollah soutiennent le régime syrien du président Bashar el-Assad, et les deux ont condamné les frappes aériennes américaines contre l’État islamique. Le Hezbollah a envoyé des combattants en Syrie pour renforcer les forces d’Assad.

Bogdanov a répondu à l’invitation du gouvernement libanais à participer aux célébrations des 70 ans de relations diplomatiques entre les deux pays.

Lors de sa visite, Bogdanov a déclaré que la Russie était prête à « aider l’armée, la police et les forces de sécurité libanaises à lutter efficacement contre les groupes terroristes », selon l’agence de presse russe TASS.

Il a appelé le Liban « à unir leurs forces pour lutter contre le terrorisme, qui représente une menace, non seulement au Moyen-Orient mais dans le monde entier ».

Bogdanov a qualifié la situation de « dangereuse et alarmante », et a appelé au dialogue entre l’opposition et le gouvernement syrien pour résoudre la guerre civile de quatre ans qui a fait plus de 200 000 morts.

« Il est impossible de trouver une solution fondamentale aux problèmes sans entamer un dialogue impliquant toutes les parties concernées, » a-t-il pointé.

Le diplomate russe a déclaré que Moscou était en négociation avec les groupes rebelles pour relancer les pourparlers de paix.

« Notre tâche est de promouvoir les concertations pour préparer des négociations sérieuses sans conditions préalables », a-t-il affirmé.

« Les Syriens devraient se réunir et entamer un dialogue. Il sera ainsi possible de rassembler des opinions sur toutes les questions », a-t-il déclaré, notant que « le peuple syrien déterminera du sort de la Syrie et de son avenir ».

L’AFP a contribué à cet article.