Les Etats-Unis ont fourni certains des missiles Hellfire qu’Israël avait demandé dans le cadre du conflit avec le Hamas cet été, tandis que d’autres sont en cours de livraison, a appris le Times of Israel.

Washington avait arrêté un transfert de missiles mi-août, le Département d’Etat faisant valoir que les livraisons d’armes à Israël seraient objet d’un examen supplémentaire en raison de la guerre à Gaza.

Les fournitures de munitions utilisées par les tanks israéliens avaient également été touchées par ces procédures d’examen, mais celles-ci et d’autres fournitures concernées auraient désormais repris le chemin de l’Etat hébreu.

Les fournitures militaires, y compris les missiles Hellfire, ne sont pas immédiatement nécessaires sur le champ de bataille, a cru comprendre le Times of Israel. Mais il n’y a pas eu de confirmation formelle selon laquelle les Hellfire auraient été livrés.

Le gouvernement américain a en outre fait savoir clairement à ses homologues israéliens que le processus d’examen n’était pas un signal de désapprobation, confirmant une information sur la Dixième chaîne le mois dernier selon laquelle la suspension des fournitures « était tout simplement de la bureaucratie ».

La nouvelle a été connue alors que le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, se dirigeait vers les Etats-Unis dimanche pour s’adresser à l’Assemblée générale des Nations unies lundi, et rencontrer le président américain Barack Obama mercredi.

La décision de tenir à distance le transfert des missiles a été largement considérée comme une conséquence de l’augmentation de la tension diplomatique entre Washington et Jérusalem, comme indiqué dans le Wall Street Journal à la mi-août qui a fait savoir qu’il y avait une suspension dans la livraison.

Le Département d’Etat par la suite a fait savoir que les livraisons d’armes à Israël seraient l’objet d’un examen supplémentaire en raison de la guerre à Gaza. Sa porte-parole Marie Harf a décrit un processus « inter-agences » comprenant le Pentagone, la Maison Blanche et le Département d’Etat afin d’examiner ces transferts, et s’est dite « en désaccord » avec le quotidien, estimant que le Département d’Etat et la Maison Blanche avaient été « surpris » que le Pentagone ait continué de fournir des armes à Israël.

« Il n’y a eu aucun changement dans la politique » en ce qui concerne l’aide pour la sécurité d’Israël, a insisté Harf.

Elle a ajouté, cependant, que compte tenu de la situation, il était naturel qu’il y aurait « des dispositifs supplémentaires » dans la procédure d’examen. Elle a souligné que cela n’équivaut en aucun cas à une « révision » officielle de l’aide militaire américaine à Israël.

« Ce n’est pas une démarche inhabituelle » a déclaré Harf. « Le principe général, c’est qu’au moment où il y a une crise ou un conflit en cours et que nous sommes fournisseurs d’armes, nous avons un droit de regard supplémentaire » a-t-elle conclu.