Le ministère palestinien des Affaires étrangères proteste contre l’acceptation par le pape François d’une récompense de l’université Bar-Ilan cette semaine.

Le souverain pontife a reçu la plus haute distinction de l’institution lundi. Suite à cela, le ministre palestinien des Affaires étrangères Riyad al-Maliki a écrit dans une lettre au Vatican que l’université était étroitement liée au mouvement de colonisation.

« L’université Bar-Ilan viole le droit international en soutenant directement ou indirectement l’entreprise de colonisation illégale israélienne », a écrit Maliki, selon Maan, une agence de presse palestinienne.

Il a ajouté que l’université « est l’une des institutions les plus engagée à l’occupation israélienne et à la colonisation de la Palestine » et adepte de « la haine et l’incitation contre les non-Juifs ».

Le Vatican n’a pas transmis de réponse immédiate.

François a reçu le président de Bar-Ilan, Rav Daniel Hershkowitz, au Vatican lundi et a été honoré du Prix israélien de distinction pour son action de défense de la paix et des droits de l’Homme.

Bar-Ilan, basée dans la banlieue de Tel Aviv de Ramat Gan, est considérée comme étroitement liée au courant national-religieux de la société israélienne, et comme généralement plus conservatrice politiquement que les autres universités du pays.

« Nous sommes les fils d’Abraham, et nous avons le privilège et la responsabilité de guider l’humanité sur la voie de la paix », a déclaré le pape François à la délégation de 25 académiciens de Bar-Ilan et d’hommes d’affaires d’Amérique du Sud et d’Espagne.

Hershkowitz a informé le pape que l’ancien président israélien Shimon Peres a demandé à ce que Bar-Ilan serve de foyer pour un dialogue interreligieux. Le pape François et Peres avaient convenu de travailler de concert pour promouvoir cette initiative. Le pape a salué cette avancée.

La réception avec le pape et la remise de la décoration ont marqué l’ouverture officielle d’une année de festivités à l’occasion du 60e anniversaire de l’université.

« La paix et l’harmonie sont nées bien avant les religions. Les notions d’harmonie et d’unité sont partagées par nos religions respectives », a déclaré Hershkowitz au souverain pontife.

« Malheureusement, nous vivons dans un monde rempli d’hostilité et d’animosité. Notre présence ici marque un nouveau départ, la perception d’une opportunité. Nous sommes toujours très conscients de la nécessité d’un dialogue et d’une harmonie, de la paix et de la coexistence. »