Les survivants juifs du pogrom de 1941 à Iasi, en Roumanie et des « trains de la mort » peuvent dorénavant recevoir des pensions de compensation.

Julius Berman, président de la Claims Conférence, qui gère les revendications matérielles juives avec l’Allemagne, a fait cette annonce dans un communiqué mercredi, après les négociations menées au début du mois à Berlin avec le gouvernement allemand.

En vertu de l’accord, les survivants roumains recevront donc une augmentation de l’offre de soins à domicile et d’autres services offerts dans le cadre des programmes de la Claims Conférence et ce, dans le monde entier. Certains fonds supplémentaires seront également utilisés pour offrir des pensions aux survivants de Iasi, qui n’en ont actuellement pas.

Environ 15 000 Juifs ont été assassinés durant le pogrom de juin 1941 ou sont morts dans les trains – les nombreux survivants du massacre ayant subi pendant huit jours un éprouvant voyage à travers le pays. Beaucoup succomberont à la suffocation, à la déshydratation et à la famine. Les Juifs restés à Iasi furent forcés de vivre dans un périmètre à part de leur ville, parqués dans un ghetto ouvert et sous couvre-feu. Ils vivaient dans la peur constante de la déportation dans les camps de travail, tout en subissant les coups et la cruauté quotidienne des soldats allemands et roumains.

Julius Berman (Crédit : Yeshiva University/JTA)

Julius Berman (Crédit : Yeshiva University/JTA)

« Les horreurs infligées aux Juifs de Iasi ont enfin été reconnues plus de 70 ans plus tard », a déclaré dans un communiqué Stuart Eizenstat, négociateur spécialisé travaillant pour la Claims Conférence. « Ces survivants ont subi des souffrances inimaginables. Pour ceux qui sont encore avec nous, nous avons obtenu une petite mesure de justice, même après tout ce temps. »

La Claims Conférence a ainsi alloué, grâce à des négociations avec le gouvernement allemand, un total de 392 millions de dollars à plus de 300 organisations en 2017. Les fonds servent à soutenir les survivants de la Shoah dans 45 pays avec des soins à domicile, des programmes alimentaires, des soins médicaux et dentaires, sans compter une aide en espèces d’urgence et le transport.