Le chef du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah a accusé samedi soir Israël et les Etats-Unis d’avoir orchestré le référendum d’indépendance de la région autonome du Kurdistan irakien, ajoutant que cela entraînerait la division de plusieurs pays de la région.

Hassan Nasrallah a déclaré que le référendum organisé lundi ne menaçait pas seulement l’Irak mais aussi la Turquie, la Syrie et l’Iran, qui abritent tous d’importantes minorités kurdes.

Les Kurdes irakiens ont très majoritairement voté en faveur de l’indépendance au référendum symbolique et non contraignant. L’Iran, la Turquie et la Syrie ont rejeté ce résultat.

Nasrallah a affirmé que les divisions toucheraient d’autres pays de la région, y compris l’Arabie saoudite, qu’il a vivement critiqué pendant son discours.

« La responsabilité des Kurdes, du peuple irakien et des pays concernés […] est de s’opposer au commencement des divisions », a-t-il dit.

L’Iran, le donneur d’ordres du Hezbollah, s’est tourné vers l’arme économique pour ses représailles contre le référendum d’indépendance, et a gelé les achats de carburant, « jusqu’à nouvel ordre. »