Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a reconnu que certaines implantations de Cisjordanie ne resteraient pas sous souveraineté israélienne, dans le cadre d’un accord de paix définitif avec les Palestiniens.

« Bien sûr, certaines implantations ne feront pas partie de l’accord, tout le monde comprend cela, » a-t-il affirmé une fois assis, à l’occasion de sa première interview avec les médias israéliens – la dernière remontant à plus d’un an.

« Je veillerai à ce que [leur nombre] soit le plus limité que possible, si nous arrivons jusque-là, » répond le Premier ministre à Udi Segal de la Deuxième chaîne.

Pendant l’interview, qui sera diffusée dans son intégralité le samedi soir, Netanyahu a déclaré à plusieurs reprises qu’il avait l’intention de ne laisser aucun Israélien sans protection israélienne dans le cadre d’un accord de paix, se référant indirectement à l’un des principaux points de discorde avec les Palestiniens, qui exigent que leur futur Etat soit exempt de forces armées israéliennes.

Lors d’une interview qu’il avait accordée à la chaîne 10, Netanyahu avait alors indiqué qu’il « n’a pas offert » de gel de la colonisation dans le but de faire avancer les négociations, mais n’a pas tout à fait exclu cette éventualité.

Il a rappelé avoir gelé l’expansion des implantations en 2009-2010, sans que cela ne débouche pour autant sur une avancée diplomatique majeure.

Le Premier ministre israélien a affirmé que l’accord-cadre servant à faire avancer les discussions était en cours de rédaction par le secrétaire d’État John Kerry ; l’accord reflèterait « les positions américaines » et Israël et les Palestiniens pourraient bien s’opposer sur certaines clauses.

« Nous n’avons pas à être d’accord avec tout ce qu’ils ont écrit, » a-t-il précisé.

Netanyahu a également déclaré qu’il avait l’intention de faire en sorte que Jérusalem reste la capitale unifiée de l’Etat d’sraël, sous entière domination israélienne.

Le cycle actuel des négociations de paix, qui doivent prendre fin en théorie le 29 avril, ont jusqu’à présent rencontré peu de succès – surtout lorsqu’il s’agit de trouver des solutions aux différences de points de vue des deux camps.