Le président américain Barack Obama a indiqué qu’il allait téléphoner au Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, après l’annonce jeudi d’un accord trouvé par les négociateurs à Lausanne, en Suisse, sur le nucléaire iranien, lors d’une déclaration à la presse à la Maison Blanche.

Il a également indiqué avoir appelé le roi Salmane Ben Abdel Aziz d’Arabie saoudite, et a annoncé la tenue d’un sommet avec les pays du Golfe à Camp David, aux Etats-Unis, au printemps.

Les grandes puissances et l’Iran ont conclu jeudi à Lausanne un accord cadre pour résoudre le dossier du nucléaire iranien, une étape qualifiée d' »historique » en vue d’un accord final d’ici au 30 juin mais assortie de nombreuses mises en garde de la part des Occidentaux.

Selon les premiers éléments divulgués de ce pré-accord, la capacité d’enrichissement d’uranium de l’Iran devra être réduite des deux tiers (ses centrifugeuses passant de 19.000 à 6.000), et Téhéran obtiendrait en échange la levée des sanctions qui étranglent son économie depuis une dizaine d’années.

Intervenant à la Maison Blanche, le président américain Obama a salué une « entente historique avec l’Iran qui, si elle est pleinement appliquée, l’empêchera d’obtenir l’arme nucléaire ». Mais il a immédiatement souligné que tout accord ferait l’objet de « vérifications sans précédent » quant à son application. Si l’Iran triche, « le monde le saura », a-t-il ajouté.

C’est sur twitter que les Occidentaux et Iraniens, dont le président Hassan Rouhani en personne, ont tous annoncé qu’un accord cadre avait été conclu à l’issue de plusieurs journées de négociations marathon.

« Des solutions sur les paramètres clés du dossier nucléaire de l’Iran ont été trouvées. L’écriture (d’un accord final) doit commencer immédiatement, pour être terminée d’ici le 30 juin », a écrit M. Rohani.

On a « maintenant les paramètres » pour résoudre les principales questions, a confirmé le secrétaire d’Etat américain John Kerry. « Grand jour (…) Retour au travail bientôt sur un accord final », a-t-il tweeté.

C’est un « accord d’étape » positif, mais « il reste du travail à faire », a insisté pour sa part le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius.

Les sanctions occidentales seront levées en fonction du respect des engagements de l’Iran, a immédiatement prévenu l’Union européenne. Et elles seront rétablies « si l’accord n’est pas appliqué », a mis en garde la présidence française dans un communiqué.

Tout accord final devra être endossé par le Conseil de sécurité de l’ONU, a en outre souligné la chef de la diplomatie de l’Union européenne, Federica Mogherini, qui a été au coeur des discussions à Lausanne.