Cela ressemble à l’intrigue d’un roman : une guide touristique juive – qui a survécu à une attaque terroriste palestinienne dans laquelle a été tuée son amie chrétienne – a abrité un adolescent arabe qui avait reçu des menaces de mort pour avoir soutenu l’opération d’Israël à Gaza l’été dernier.

Kay Wilson, d’origine britannique, a révélé qu’elle avait aidé à cacher Mohammad Zoabi pendant la guerre de cet été à Gaza, avant qu’il ait pu s’enfuir aux États-Unis car il craignait pour sa vie.

Zoabi, un Arabe israélien de Nazareth âgé de 17 ans, a été contraint de quitter le pays après avoir reçu des menaces de mort pour avoir publié une vidéo sur Youtube dans laquelle il condamnait violemment l’enlèvement des trois adolescents israéliens par une cellule terroriste affiliée au Hamas.

Dans sa vidéo dans laquelle il s’exprimait en arabe, en hébreu et en anglais, Zoabi, enveloppé dans un drapeau israélien, a appelé à la libération des trois adolescents et a exhorté Benjamin Netanyahu à cesser de négocier avec les terroristes palestiniens.

Zoabi, qui est un parent éloigné de la députée israélienne controversée Hanin Zoabi, se décrit comme un Arabe musulman israélien sioniste.

« Je l’ai aidé parce que, comme moi, c’est un être humain »

Il a continué à publier des vidéos déclarant son soutien à l’Etat hébreu et encourageant les citoyens arabes à rejoindre l’armée israélienne, menant sa parente parlementaire à se distancier publiquement de lui. Il a également fait face à des menaces de ses propres parents comme l’avait rapporté le Times of Israel.

Au plus fort de la guerre de Gaza, il est devenu évident que Zoabi devait quitter sa ville natale. Il a fini par rester avec Kay Wilson pendant l’été tandis qu’une organisation juive orthodoxe (qui a demandé à ne pas être nommée) organisait son départ pour les États-Unis.

Wilson, qui vivait à l’époque à Modiin, dit avoir été touchée par le courage de l’adolescent et a d’abord pris contact avec lui après avoir découvert qu’ils avaient un ami commun. « Je l’ai aidé parce que je sais par les cicatrices de machette sur mon propre dos que les menaces de mort doivent toujours être prises au sérieux, » a-t-elle écrit samedi sur Facebook. « Je l’ai aidé parce que, comme moi, c’est un être humain. »

Craignant d’être reconnu en public pendant son séjour d’un mois dans la maison de Wilson, Zoabi portait une kippah, et a été introduit à ses amis et voisins comme son neveu « Charlie » du Royaume-Uni qui rendait visite depuis le Royaume-Uni.

Les deux ont vécu la période sans se laisser décourager par les grandes tensions qui ont entouré le conflit de Gaza et les sirènes de défense antimissiles qui sont devenues routinières pendant le conflit. Ils ont réussi à faire des voyages à travers tout le pays et même à participer à des fouilles archéologiques en Galilée.

« Je l’ai aidé parce que je sais par les cicatrices de machette sur mon propre dos que les menaces de mort doivent toujours être prises au sérieux »

Lors d’une journée à Tel Aviv, ils ont tous deux participé à une manifestation du mouvement de gauche « La Paix Maintenant ». Zoabi a rapidement sorti un drapeau d’Israël et a affronté les manifestants, leur criant : « Vous ne comprenez vraiment rien à ce qui se passe ! »

Wilson a confié qu’elle ne considérait pas Zoabi comme un invité, mais comme un ami. Il était à ses côtés lors de l’appel auprès de la Cour suprême du terroriste qui avait poignardé et tué son amie. Il était également là quand elle s’est battue pour faire reconnaître un handicap psychologique en raison de l’attaque terroriste.

En décembre 2010, Wilson et Kristine Luken, une touriste chrétienne des États-Unis, avaiEnt été attaquées par des terroristes palestiniens lors d’une randonnée dans les environs de Jérusalem.

Après que les assaillants ONT remarqué une étoile de David au collier de Wilson, les deux femmes ont été ligotées, bâillonnées et poignardées plusieurs dizaines de fois avec un couteau dentelé. Wilson a été poignardée à treize reprises mais avait fait semblant d’être morte, puis, blessée et encore bâillonnée et ligotée, elle a marché pendant plus d’un kilomètre jusqu’à ce qu’elle trouve de l’aide. Luken est morte immédiatement de ses blessures.