Le Premier ministre palestinien Rami Hamdallah a demandé mercredi à la communauté internationale de faire pression sur Israël afin que les prochaines élections palestiniennes aient également lieu à Jérusalem-Est, ce qu’Israël n’a jamais autorisé.

Le gouvernement d’union nationale est chargé de préparer des élections présidentielle et législatives sur les Territoires palestiniens d’ici la fin de l’année, selon les termes de l’accord de réconciliation signé le 23 avril entre le Hamas et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), dominée par le parti nationaliste Fatah de Mahmoud Abbas.

« Le Premier ministre a renouvelé l’appel du gouvernement palestinien auprès de la communauté internationale pour qu’elle intervienne et fasse pression sur Israël pour que les élections soient organisées à Jérusalem-Est », a indiqué un communiqué du bureau de M. Hamdallah à l’issue d’une rencontre à Ramallah avec des diplomates étrangers, dont le chef du bureau du Quartet pour le Proche-Orient (ONU, Union européenne, Russie et Etats-Unis), Mark Singleton.

« Le gouvernement ne pourra pas garantir le caractère libre et démocratique de ces élections sans Jérusalem-Est », est-il aussi écrit.

Le nouveau gouvernement, composé de personnalités indépendantes et soutenu par le Hamas, a prêté serment lundi et a tenu mardi à Ramallah (en Cisjordanie occupée) son premier conseil des ministres.

Rami Hamdallah a depuis multiplié les rencontres avec des représentants de la communauté internationale, dont le coordinateur de l’ONU pour le processus de paix au Moyen-Orient, Robert Serry, à qui il a affirmé que la principale mission du nouveau gouvernement était de « préparer des élections démocratiques ».