Reykjavik revient sur sa décision de boycotter les produits israéliens
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Reykjavik revient sur sa décision de boycotter les produits israéliens

la capitale islandaise présentera une nouvelle proposition ne visant que les produits fabriqués dans les Territoires palestiniens

Une vue de Reykjavik (Crédit : CC BY-SA 3.0 Andreas Tille / Wikipedia)
Une vue de Reykjavik (Crédit : CC BY-SA 3.0 Andreas Tille / Wikipedia)

Le maire de Reykjavik a annoncé samedi qu’il allait annuler une décision « mal préparée » de la municipalité de boycotter les produits israéliens et présenter une nouvelle proposition ne visant que les produits fabriqués dans les Territoires palestiniens.

La capitale islandaise, qui a rejoint vendredi la liste noire des lieux déconseillés aux touristes juifs par le Centre Simon-Wiesenthal, devrait se prononcer sur le nouveau texte dans le courant de la semaine prochaine.

« Le texte aurait dû être clair. Je vais proposer au conseil municipal qu’il soit retiré en l’état », a déclaré Dagur Eggertsson à la télévision publique islandaise. « Cela n’a pas été bien préparé. Je m’en veux de n’y avoir pas veillé ».

Le conseil municipal, sous l’impulsion de sa majorité de gauche, avait adopté mardi une résolution pour demander à son service d’achats de ne plus se fournir en Israël tant que le pays « occupera militairement les territoires palestiniens ».

Le lendemain, un porte-parole du ministère des Affaires étrangères israélien, Emmanuel Nahshon, avait dénoncé « un volcan de haine (…) sans aucune raison ni justification ».

La Turquie est le seul autre endroit au monde pour lequel le Centre Simon-Wiesenthal, organisation non gouvernementale qui a son siège à Los Angeles, a lancé un « avertissement » aux juifs du monde entier.

Le gouvernement de centre-droit au pouvoir en Islande a critiqué la municipalité, affirmant que ce boycott instituait une discrimination, donc était illégal.

La résolution « n’est ni conforme à la loi islandaise ni aux obligations en matière de marchés publics dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce », a écrit le ministère des Affaires étrangères dans une déclaration transmise à l’AFP.

Il a relevé que le réseau diplomatique et les offices de tourisme islandais avaient été contactés par des voyagistes inquiets, et qu’il y avait « déjà eu un certain nombre d’annulations » de voyages vers le pays, pour lequel le tourisme est une ressource cruciale.

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