Alors que les États-Unis et l’Iran se préparent à tenir des pourparlers bilatéraux sur le programme nucléaire de Téhéran, un ministre israélien a demandé à la communauté internationale d’éviter de s’obliger à conclure un mauvais accord juste par souci de respecter le délai du 20 juillet.

« Si le 20 juillet, il n’y a pas un bon accord qui empêche le développement de l’Iran comme un Etat nucléaire, nous ne devons pas nous arrêter à ce stade à un accord partiel », a déclaré le ministre du Renseignement Yuval Steinitz la conférence sur la sécurité nationale à Herzliya.

Steinitz a ajouté que l’Iran nucléaire est une menace mondiale, et a déclaré que
la « communauté internationale doit agir de façon responsable pour éviter le danger non seulement pour Israël et le Moyen Orient, mais le monde entier ».

Malgré un accord intérimaire conclu en novembre dernier conduit par les Etats-Unis et ses partenaires pour libérer 7 milliards de dollars de fonds iraniens gelés en échange d’un ralentissement de l’enrichissement controversé d’uranium de l’Iran et l’évolution récente des pourparlers, un accord sur le long terme, à temps pour la date limite du 20 juillet, reste incertain, selon les experts.

La dernière série de pourparlers à Vienne en mai n’a abouti à aucun progrès. Ce qui provoque l’inquiétude des 5+1 que le processus est en perte de vitesse.

Les États-Unis et l’Iran sont actuellement au milieu de leurs premiers pourparlers officiels à grande échelle depuis des décennies, visant à combler les lacunes dans les négociations pour un accord sur le programme nucléaire controversé de Téhéran.

Steinitz a déclaré que la communauté internationale devrait également tenir compte des réalités politiques et sécuritaires vis-à-vis de l’Iran lors de l’examen des efforts de paix entre Israël et les Palestiniens.

« C’est bien qu’il existe des plans pour la paix et la régulation du Moyen Orient, mais ces plans doivent être fondés sur les réalités politiques et sécuritaires ; sinon, nous pourrions aussi bien les ranger dans un tiroir. Quiconque ignore le problème iranien ne vit pas dans la réalité », a-t-il déclaré.

Plus tôt dans la journée à la conférence de Herzliya, le chef d’état-major de l’armée Benny Gantz a exprimé son optimisme sur les négociations nucléaires en cours, affirmant qu’ « avec suffisamment de détermination, il est possible d’empêcher l’Iran d’obtenir des armes nucléaires, que ce soit avec ou sans la force ».