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10 Juifs, 10 musulmans et 10 chrétiens réunis pour un match de foot à Strasbourg

La rencontre amicale avait pour but de fédérer, de créer du lien et de promouvoir la paix entre les religions

Les joueurs juifs, musulmans et chrétiens qui ont participé au match du club International Meinau Académie, le 24 ocotbre 2021, à Strasbourg. (Crédit : International Meinau Académie / Facebook)
Les joueurs juifs, musulmans et chrétiens qui ont participé au match du club International Meinau Académie, le 24 ocotbre 2021, à Strasbourg. (Crédit : International Meinau Académie / Facebook)

Un match de football interreligieux a été organisé dimanche dernier au stade de la Canardière dans le quartier de la Meinau à Strasbourg, sous le slogan « Foot et nous la paix ».

La rencontre amicale, qui avait pour but de fédérer, de créer du lien et de promouvoir la paix entre les religions, a ainsi réuni sur le terrain 10 Juifs, 10 musulmans et 10 chrétiens – catholiques, protestants et protestants évangéliques.

Le projet était mené par Sid Cheaibi, directeur sportif du club International Meinau Académie.

Son idée est née il y a près d’un an, quand il s’est aperçu que son club se tenait à 400 mètres d’une synagogue, une église et une mosquée. Il a alors contacté les chefs de culte de proximité, Saliou Faye, imam de la mosquée, Mendel Samama, rabbin de la synagogue, et Jean-Philippe Maurer, conseiller municipal et membre de la paroisse protestante. Tous ont été « réceptifs et emballés » par l’idée, et chacun a accepté sa mission de « recruter dix joueurs de leur propre communauté religieuse » – sans pour autant qu’il soit nécessaire qu’ils jouent bien au foot ni qu’ils habitent le quartier. Ainsi a pu se tenir l’évènement, qui s’est joué sous les couleurs bleu-blanc-rouge, sans signes religieux sur les maillots.

« Je sais qu’en ce moment il y a beaucoup de divisions surtout dans les débats politiques. Alors on s’est dit qu’on pourrait démontrer le contraire sur le terrain en prouvant qu’entre les communautés cela se passe super bien. Et on veut montrer qu’il y a la possibilité de réaliser de belles choses », a expliqué Sid Cheaibi à France Info.

Les deux équipes étaient ainsi composées de 15 joueurs de plus de 35 ans – cela afin que les « seniors montrent l’exemple aux jeunes » – répartis par un tirage au sort de façon paritaire selon leur appartenance religieuse.

Trois femmes ont arbitré la rencontre.

La victoire de l’une ou de l’autre équipe était ainsi moins importante que l’ambiance conviviale de la rencontre et le message porté par celle-ci. Un buffet – casher, ainsi compatible avec les trois religions, et géré par un traiteur juif – et un temps d’échange amical ont suivi le match.

« Maire, préfet, entités politiques et religieuses », tous avaient été invités à participer à l’évènement.

Alors que le club compte « 480 licenciés de tous bords, toutes confessions et toutes origines », Sid Cheaibi a l’intention de renouveler le projet, et espère y intégrer encore plus de communautés religieuses. Il veut aussi y intégrer « des personnes autres que religieuses. Car le but, c’est de réunir les gens ».

Un match interreligieux pour la paix s’était déroulé en 2014 à Rome, à l’initiative du pape François. Un autre avait été organisé à l’Haÿ-les-Roses (Ile-de-France) en 2019.

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