100 arrestations en lien avec l’attaque contre l’ambassade saoudienne
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100 arrestations en lien avec l’attaque contre l’ambassade saoudienne

L'incendie de l'ambassade avait mené Ryad à rompre le 3 janvier ses relations diplomatiques avec l'Iran

Iraniens devant un portrait du dignitaire religieux chiite Nimr al-Nimr, pendant une manifestation contre son exécution par les autorités saoudiennes, devant l'ambassade d'Arabie Saoudite à Téhéran, le 3 janvier 2016. (Crédit : Atta Kenare/AFP)
Iraniens devant un portrait du dignitaire religieux chiite Nimr al-Nimr, pendant une manifestation contre son exécution par les autorités saoudiennes, devant l'ambassade d'Arabie Saoudite à Téhéran, le 3 janvier 2016. (Crédit : Atta Kenare/AFP)

Une centaine de personnes ont été arrêtées en lien avec l’attaque contre l’ambassade de l’Arabie saoudite le 2 janvier qui a provoqué la rupture des relations diplomatiques entre Ryad et Téhéran, a annoncé dimanche le porte-parole de la justice iranienne.

« Depuis l’attaque, environ 100 personnes ont été arrêtées dont certaines ont été ensuite libérées », a déclaré Gholamhossein Mohseni-Ejeie, selon l’agence officielle Irna.

Les autorités avaient jusqu’à présent fait état d’une quarantaine d’arrestations.

« L’attaque contre l’ambassade de l’Arabie saoudite a été condamnée par tous les responsables et nous avons pris des mesures immédiatement », a-t-il ajouté.

Un individu a été arrêté « à l’étranger » et ramené en Iran, a-t-il précisé. « Il avait donné des ordres à certains individus qui étaient entrés dans l’ambassade », a-t-il ajouté, sans donner l’identité de la personne.

Le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, a condamné mercredi cette attaque menée pour protester contre l’exécution d’un chef religieux chiite en Arabie saoudite. Elle est « contre le pays (Iran) et l’islam », a déclaré le numéro un iranien.

Le président Hassan Rouhani avait également condamné les attaques, les qualifiant de « totalement injustifiables » et appelant à juger rapidement les personnes accusées d’y être impliquées.

L’incendie de l’ambassade avait mené Ryad à rompre le 3 janvier ses relations diplomatiques avec l’Iran et plusieurs pays proches avaient pris des mesures contre Téhéran.

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