15 ouvriers palestiniens d’un abattoir de Jérusalem atteints du Covid-19
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15 ouvriers palestiniens d’un abattoir de Jérusalem atteints du Covid-19

Le porte-parole de l'AP a déclaré que six des cas confirmés se sont rendus en Cisjordanie et ont été en contact avec d'autres personnes avant d'être testés positifs

Une photo prise du côté israélien du poste de contrôle de Tarkumiya, près de la ville de Kiryat Gat, dans le sud du pays, montre des travailleurs palestiniens qui pénètrent en Israël pour rejoindre leur lieu de travail, le 14 novembre 2019. (HAZEM BADER / AFP)
Une photo prise du côté israélien du poste de contrôle de Tarkumiya, près de la ville de Kiryat Gat, dans le sud du pays, montre des travailleurs palestiniens qui pénètrent en Israël pour rejoindre leur lieu de travail, le 14 novembre 2019. (HAZEM BADER / AFP)

Mercredi, Ibrahim Milhem, le porte-parole du gouvernement de l’Autorité palestinienne (AP), a annoncé que 15 Palestiniens de Cisjordanie ont été testés positifs au Covid-19. Ils travaillent dans un abattoir de volailles de la zone industrielle Atarot à Jérusalem-Est.

Ibrahim Milhem a précisé que six des 15 nouveaux cas confirmés avaient fait le déplacement entre l’abattoir et leurs domiciles situés au centre de la Cisjordanie avant que des officiels palestiniens de la santé ne puissent les tester pour le Covid-19. Entre temps, ils ont été en contact avec d’autres personnes.

Pour l’instant, les autorités palestiniennes ont annoncé que 134 personnes de Cisjordanie et de la bande de Gaza ont contracté la maladie infectieuse. Dix-huit personnes en ont guéri et une y a succombé. Onze cas ont été recensés à Gaza et les autres en Cisjordanie.

Le porte-parole de l’Autorité palestinienne a déclaré que des équipes médicales testaient toutes les personnes soupçonnées d’avoir été en contact avec les employés de l’abattoir contaminés.

Un responsable palestinien de la Santé réalise un test de dépistage du Covid-19 sur un homme de Bethléem, le 31 mars 2020. (Crédit : Wafa)

Alors qu’Israël a interdit l’entrée sur son territoire à la grande majorité des Palestiniens résidant en Cisjordanie depuis presque deux semaines, l’État juif a fait des exceptions pour les ouvriers palestiniens qui travaillent dans des « lieux de production vitaux » de la zone industrielle Atarot.

Ibrahim Milhem a également prévenu que les 15 nouveaux cas confirmés étaient « un signe avant-coureur du danger ». Il a appelé tous les employés palestiniens en Israël à ne pas être « des agents de la contagion ».

Des dizaines de milliers de travailleurs palestiniens sont restés en Israël ces deux dernières semaines, alors que leurs employeurs avaient la responsabilité de leur proposer des solutions de logement. Dimanche, le Premier ministre de l’AP Mohammed Shtayyeh a fait savoir qu’ils reviendront tous en Cisjordanie dans les deux prochaines semaines.

Il a demandé aux employés palestiniens en Israël de se confiner chez eux pendant deux semaines à leur retour en Cisjordanie.

Ibrahim Milhem a expliqué que Ramallah n’avait pas les moyens de tester tous les employés pour vérifier s’ils sont porteurs du virus quand ils reviennent dans leurs villages.

Le Premier ministre de l’Autorité palestinienne, Mohammed Shtayyeh, lors d’une conférence de presse à Ramallah, le 29 mars 2020. (Crédit : Wafa)

Peu après que les autorités sanitaires palestiniennes ont confirmé les premiers cas en Cisjordanie à la fin de la semaine dernière, le président de l’AP, Mahmoud Abbas, a déclaré l’état d’urgence pour 30 jours.

Depuis, Mohammed Shtayyeh a annoncé la fermeture des écoles et des universités, l’annulation de toutes les réservations d’hôtel et des conférences, la fermeture des sites touristiques et religieux, l’interdiction des rassemblements publics et des manifestations, entre autres mesures.

La semaine dernière il a dévoilé des mesures drastiques limitant très fortement la liberté de déplacement sur l’ensemble de la Cisjordanie. Il a annoncé que tous les Palestiniens seraient contraints de rester chez eux, sauf s’ils doivent aller faire des courses de première nécessité ou se rendre à l’hôpital, entre autres rares lieux encore autorités.

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