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2,3 milliards de dollars pour les firmes de fintech au premier semestre 2021

Les investissements en capital-risque dans le secteur ont augmenté de 260 % en un an en raison notamment des demandes de paiements en ligne pendant la pandémie

Luke Tress est le vidéojournaliste et spécialiste des technologies du Times of Israël

Photo d'illustration : Des billets. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Photo d'illustration : Des billets. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Les investissements dans le secteur de la technologie financière en Israël ont atteint un niveau sans précédent au cours de la première moitié de l’année 2021.

Les firmes de fintech ont ainsi rassemblé des investissements records – à hauteur de 2,3 milliards de dollars – pendant le premier semestre, a fait savoir Start-Up Nation Central, une organisation à but non-lucratif qui suit les activités de l’industrie technologie israélienne, dans un rapport.

Cette somme représente une hausse de 260 % par rapport aux investissements réalisés dans le secteur Fintech à la même période, l’année dernière. Elle est à 28 % supérieure au 1,8 milliard de dollars qui ont été investis dans le secteur pendant toute l’année 2020.

Les investissements en capital-risque dans les entreprises de fintech représentent 19 % des 12,2 milliards de dollars qui ont été investis au total dans les firmes technologiques israéliennes pendant le premier semestre 2021.

Le secteur fintech israélien a connu 68 levées de fonds pendant les six premiers mois de l’année. C’est presque autant que les 74 levées de fonds qui avaient eu lieu au cours de toute l’année 2020.

Il y a eu aussi une augmentation du nombre de tours d’amorçage et de séries de financement C+ en 2020, ce qui laisse penser que le secteur est formé à la fois d’entreprises arrivées à maturité et de toutes nouvelles start-ups.

Sept firmes ont terminé des séries de financement dépassant les 100 millions de dollars. Elles avaient été cinq en 2020.

Rapyd, qui facilite les paiements en multidevises, a soulevé 300 millions de dollars en série de financement D. De son côté, Forter, une firme spécialisée dans la prévention des fraudes, a collecté 300 millions de dollars dans le cadre d’une série F et la plateforme de paiement Melio a collecté 110 millions de dollars en série D.

Les firmes fournissant des solutions de paiement représentent une bonne partie des investissements réalisés dans la première moitié de l’année, à 35 %. Viennent ensuite les firmes anti-fraude et spécialisées dans la technologie des assurances. Les trois sous-secteurs comptent pour 70 % de tous les financements en fintech qui ont été faits au cours des deux dernières années.

Il y a eu sept acquisitions, une IPO (introduction en bourse) et une fusion SPAC dans le secteur cette année – contre huit acquisitions et une IPO l’année dernière.

Le succès connu par le secteur est lié à la pandémie, qui a fait fortement augmenter la demande de solutions de paiement en ligne, à l’innovation dans les entreprises et aux politiques appliquées par la Réserve Fédérale qui ont ouvert la voie aux activités du marché aux États-Unis, a noté le rapport.

« Les firmes technologiques de fintech – en laissant de côté la pandémie – ont connu une croissance rapide et globale, et elles ont construit des partenariats commerciaux et apporté des technologies significatives dans le secteur du paiement et dans le monde de l’entreprise », a précisé Nicole Krieger, analyste au sein de Start-Up Nation Central.

Le bond de 28 % réalisé dans les financements du secteur israélien, l’année dernière, a surpassé l’augmentation de 20 % constatée dans les investissements dans les firmes fintech américaines et vient dans l’ombre du déclin de 30 % dans les firmes asiatiques. Les entreprises européennes du secteur ont connu, pour leur part, une hausse de 63 %, selon le rapport.

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