3 personnes arrêtées pour avoir placé de la drogue dans la valise d’un couple ultra-orthodoxe
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3 personnes arrêtées pour avoir placé de la drogue dans la valise d’un couple ultra-orthodoxe

Les arrestations font suite à une enquête sur des crimes de la “police de la pudeur” orthodoxe

Jacob Magid est le correspondant pour les questions liées aux implantations pour le Times of Israël

Un panneau interdisant l'entrée du quartier ultra-orthodoxe de Meah Shearim, à Jérusalem, aux personnes n'étant pas habillées selon les règles de pudeur orthodoxe, le 7 mars 2013. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)
Un panneau interdisant l'entrée du quartier ultra-orthodoxe de Meah Shearim, à Jérusalem, aux personnes n'étant pas habillées selon les règles de pudeur orthodoxe, le 7 mars 2013. Illustration. (Crédit : Nati Shohat/Flash90)

Trois personnes, dont deux dirigeants d’une association ultra-orthodoxe appelée « police de la pudeur », ont été arrêtées pour avoir conspiré dans le but d’empêcher un couple en Ukraine de retourner en Israël, notamment en plaçant des drogues dans leur valise.

Les trois personnes risquent d’être inculpées pour extorsion, fabrication de preuves, possession de drogue, et enregistrement, ont annoncé les médias israéliens. Ils devaient comparaître lundi devant un tribunal de Jérusalem.

La « police de la pudeur » est officiellement connue dans les cercles ultra-orthodoxes sous le nom de Comité pour la pureté du camp. Il s’agit d’un groupe orthodoxe marginal qui cherche à réguler le mode de vie de la population ultra-orthodoxe, en utilisant souvent le harcèlement.

Leurs arrestations font suite à un incident de décembre 2015. Un couple ultra-orthodoxe israélien avait été arrêté à l’aéroport de Kiev quand la police ukrainienne avait trouvé plus d’un kilogramme de marijuana dans ses bagages. Le couple avait affirmé que la drogue avait été mise par quelqu’un d’autre.

Jeunes filles ultra orthodoxes portant des vêtements similaires aux filles de la secte Lev Tahor, marchant dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)
Jeunes filles ultra orthodoxes portant des vêtements similaires aux filles de la secte Lev Tahor, marchant dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem. Illustration. (Crédit : Yaakov Naumi/Flash90)

Le site d’information ultra-orthodoxe Haredi10 avait suggéré que le couple avait été piégé à cause du combat judiciaire de la femme pour obtenir la garde de ses neuf enfants de son ex-mari.

Le comité était actif depuis des années quand il avait fait les gros titres en décembre 2015 pour avoir émis une directive adressée aux rédacteurs des journaux locaux de Beit Shemesh et des tracts demandant qu’ils suivent des règles strictes de pudeur, notamment en ne publiant pas de publicités comportant la silhouette d’une femme et des lits doubles sans séparation adéquate.

La femme s’était séparée de son ex-mari dans ce que Haredi10 avait appelé « un affreux divorce ».

Elle s’était récemment fiancée à un homme qui avait été le conseiller marital du couple, ce à quoi beaucoup s’étaient opposés dans la communauté et qui avait déclenché la colère de la « police de la pudeur », avait annoncé le site.

JTA a contribué à cet article.

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