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300 détenus palestiniens ont arrêté la grève de la faim

Selon Gilad Erdan, 920 prisonniers refusent toujours de s'alimenter ; les prisons vont installer quatre centres médicaux

Gilad Erdan pendant la cérémonie de Yom HaAtsmaout de la police, à Jérusalem, le 26 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Gilad Erdan pendant la cérémonie de Yom HaAtsmaout de la police, à Jérusalem, le 26 avril 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Trois cents détenus palestiniens en grève de la faim depuis près de deux semaines dans des prisons israéliennes ont accepté de se nourrir, a indiqué dimanche Gilad Erdan.

L’Autorité palestinienne et le Club des prisonniers palestinien ont quant à eux assuré que 1 500 prisonniers, qui exigent une amélioration de leurs conditions de détention, continuaient leur grève de la faim.

Erdan, ministre de la Sécurité intérieure, a affirmé à la radio militaire que 300 détenus « ont accepté de se nourrir sans avoir rien obtenu » de leurs revendications. « Il n’est pas question de négocier » avec les 920 Palestiniens qui continuent leur grève, a-t-il assuré.

Mais selon le président du Club des prisonniers, Qadura Fares, l’administration pénitentiaire israélienne a transféré certains des détenus d’une prison à une autre en vue d’entamer des négociations, excluant toutefois l’initiateur de la grève, Marwan Barghouthi.

Des Palestiniennes devant un mur d'affiches, dont un portrait de Marwan Barghouthi, pendant un rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim, à Ramallah, en Cisjordanie, le 24 avril 2017. (Crédit : Abbas Momani/AFP)
Des Palestiniennes devant un mur d’affiches, dont un portrait de Marwan Barghouthi, pendant un rassemblement de soutien aux prisonniers palestiniens en grève de la faim, à Ramallah, en Cisjordanie, le 24 avril 2017. (Crédit : Abbas Momani/AFP)

Haut cadre du Fatah condamné à cinq peines de prison à perpétuité pour avoir orchestré le meurtre de civils israéliens pendant la seconde Intifada, Barghouti a lancé le 17 avril cette grève d’une ampleur inédite depuis des années, qui mobilise de nombreux Palestiniens au-delà de son parti.

Erdan a par ailleurs indiqué que l’administration pénitentiaire prévoyait l’installation de quatre centres médicaux à l’intérieur des prisons « afin d’éviter au maximum d’avoir à transférer des détenus grévistes de la faim dans des hôpitaux civils » si leur état de santé se dégradait.

Le ministre a également critiqué l’association des médecins israéliens qui exerce « des pressions sur les médecins pour qu’ils n’appliquent pas la loi » autorisant à nourrir des prisonniers contre leur volonté à l’aide de transfusions.

Cette loi a été votée en 2015 et concerne les grévistes de la faim dont la vie est jugée en danger.

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