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300 dignitaires religieux appellent à interdire les « thérapies de conversion »

Parmi les signataires figurent des représentants anglicans, musulmans, juifs, bouddhistes et sikhs, dont l'ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix

Rassemblement de 2019 contre les thérapies de conversion des homosexuels, avec des manifestants tenant une pancarte sur laquelle figure le député Rafi Peretz et qui porte les mots "L'oppression est l'oppression". (AP Photo/Oded Balilty)
Rassemblement de 2019 contre les thérapies de conversion des homosexuels, avec des manifestants tenant une pancarte sur laquelle figure le député Rafi Peretz et qui porte les mots "L'oppression est l'oppression". (AP Photo/Oded Balilty)

Plus de 300 dignitaires religieux de 35 pays ont appelé mercredi à interdire les « thérapies de conversion » qui prétendent transformer l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne, souvent pratiquées au nom de la foi.

Une déclaration commune a été publiée par la fondation britannique Ozanne à l’occasion d’une conférence organisée à Londres. Parmi ses signataires initiaux figurent des représentants anglicans, musulmans, juifs, bouddhistes et sikhs notamment, dont l’ancien archevêque sud-africain Desmond Tutu, prix Nobel de la paix et compagnon de lutte de Nelson Mandela.

« Nous demandons à ce que tout soit fait pour mettre fin aux pratiques appelées communément ‘thérapie de conversion’ et qui visent à changer, supprimer ou effacer l’orientation sexuelle d’une personne, de son identité de genre ou de son expression de genre, et nous demandons que ces pratiques néfastes soient interdites », déclarent-ils.

La thérapie de conversion, parfois appelée thérapie réparatrice, est largement considérée comme pseudo-scientifique, inefficace et dangereuse par les experts.

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Si la pratique a été documentée aux Etats-Unis, où elle aurait concerné des centaines de milliers de personnes, elle existe « presque partout dans le monde », selon un rapport publié l’année dernière par OutRight Action International, une organisation de défense des personnes LGBTI (lesbiennes, gays, bisexuels, transgenres et intersexe) basée à New York.

« La religion est la raison la plus fréquemment citée », relève ce rapport, qui précise qu’à la mi-2019, seuls quatre pays avaient interdit ces thérapies : Brésil, Equateur, Malte et Taïwan.

Elles sont cependant bannies à l’échelle régionale dans certains pays et des projets existent dans d’autres, comme la France ou l’Allemagne, pour les pénaliser.

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