302 morts de la COVID-19 en Israël ; Tel Aviv, nouvel épicentre de la pandémie
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302 morts de la COVID-19 en Israël ; Tel Aviv, nouvel épicentre de la pandémie

C'est le pôle économique du pays qui présente aujourd'hui le plus grande nombre de cas en-dehors de Jérusalem ; parmi les victimes, un jeune de 26 ans

Des Israéliens - certains portent le masque et d'autres pas - à Tel Aviv, le 9 juin 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)
Des Israéliens - certains portent le masque et d'autres pas - à Tel Aviv, le 9 juin 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Deux personnes ont succombé des suites de la COVID-19 dans la nuit de dimanche, ont annoncé les responsables de la santé lundi matin. Ce sont 302 personnes au total qui sont mortes du coronavirus dans le pays alors que le rythme des nouvelles infections semble s’accélérer à Tel Aviv et ailleurs.

Le bureau du Premier ministre a enregistré 73 nouveaux cas dans la nuit, ce qui porte le nombre total de malades à 19 128. Depuis dimanche matin, il y a eu 120 nouveaux cas confirmés, selon ses chiffres qui diffèrent légèrement de ceux qui ont été rendus publics par le ministère de la Santé.

Trente-deux malades se trouvent dans un état grave, dont 25 personnes qui ont été placées sous respirateur. Il y a plus de 3 400 cas actifs de la maladie, ce qui représente une hausse nette par rapport au début du mois où ce chiffre était tombé en-dessous des 2 000.

L’un des deux morts serait un jeune homme de 26 ans qui s’est éteint dimanche soir, devenant ainsi la plus jeune victime du virus sur le territoire israélien.

Oshri Asulin (Crédit : Facebook)

Oshri Asulin, originairede Kfar Saba, était placé dans un coma artificiel au sein d’une unité de soins intensifs depuis plus d’un mois, ont noté les médias en hébreu. Il s’est éteint au centre médical Sheba de Tel Hashomer, où il avait été pris en charge après avoir développé une maladie du cœur, jusqu’à présent diagnostiquée chez un petit nombre d’enfants malades de la COVID-19.

Il n’y a pas eu de détails sur la seconde victime.

Le bilan de ces 114 nouveaux cas a été rendu public après la confirmation faite par le ministère que seulement 83 personnes avaient été testées positives au coronavirus entre samedi soir et dimanche soir – le bilan le plus faible depuis le 6 juin et le second chiffre le plus bas depuis que l’épidémie a commencé à rebondir, après le décompte de seulement quelques cas de contaminations qui avait été enregistré au début du mois.

Des consommateurs dans un café de Tel Aviv, le 2 juin 2020 (Crédit : Miriam Alster/Flash90)

Selon les chiffres officiels, c’est Tel Aviv qui connaît la croissance la plus rapide du nombre de cas de virus. Il y a plus de cas actifs à Tel Aviv du virus qu’ailleurs dans le pays, à l’exception de Jérusalem qui est depuis longtemps le plus important épicentre de l’épidémie.

Près d’un tiers des 400 cas approximativement de la ville est lié aux demandeurs d’asile du sud de Tel Aviv, a annoncé la Douzième chaîne.

La police ferme des synagogues à Bnei Brak, le 1er avril 2020. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90)

La ville avait largement évité la vague initiale de virus, qui a frappé le plus durement les communautés ultra-orthodoxes qui ont été lentes à adhérer aux directives de distanciation sociale.

Dimanche, Sigal Sadetzky, cheffe des services de santé publique du ministère de la Santé, a indiqué aux députés de la Knesset qu’Israël était en train de connaître le début d’une seconde vague après les démarches entreprises par le gouvernement, le mois dernier, pour rouvrir l’économie et lever les restrictions placées sur les mouvements des personnes.

« Nous avons connu une période de plus de deux semaines de calme, avec moins de 20 infections par jour, puis ce chiffre a commencé à grimper et à grimper encore et nous assistons actuellement à plus de 200 nouveaux malades par jour », a dit Sadetzky.

« Ce qui caractérise la vague que nous voyons actuellement, c’est qu’elle balaie tout le pays. Nous ne pouvons pas réellement identifier les groupes à risque », a-t-elle déclaré.

Des habitants de Jérusalem portent des masques faciaux le 11 juin 2020 (Crédit :Olivier Fitoussi/Flash90)

Plutôt que des cas localisés, « nous assistons à un virus qui se déplace partout et qui se propage dans une zone géographique très large », a-t-elle ajouté.

Une grande partie de la responsabilité de la recrudescence de la COVID-19 a été attribuée aux écoles, qui ont connu des centaines de cas dans les établissements scolaires et dans les crèches. Le système éducatif tout entier a été fermé pendant deux mois, durant toute la période de confinement qui avait commencé à la mi-mars.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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