4 jours plus tard, l’AP détient toujours des Palestiniens qui ont visité la soucca d’un dirigeant d’implantations
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4 jours plus tard, l’AP détient toujours des Palestiniens qui ont visité la soucca d’un dirigeant d’implantations

"Il est absurde que le fait de prendre un café avec des Juifs soit considéré comme un crime", a déclaré Revivi

Oded Revivi. (Crédit : Avi Hyman Communications)
Oded Revivi. (Crédit : Avi Hyman Communications)

Le maire de l’implantation de Cisjordanie d’Efrat a appelé dimanche à la libération des Palestiniens locaux qui sont toujours détenus en garde à vue par la police de l’Autorité palestinienne quatre jours après qu’ils ont été arrêtés pour avoir visité sa soucca.

Les quatre hommes ont été arrêtés jeudi après avoir rejoint plusieurs dizaines d’autres Palestiniens vivant près d’Efrat dans la visite de la souccah, en compagnie de 30 Juifs israéliens, dans le cadre d’un événement de paix et de coexistence.

Il s’agit d’une tradition juive d’accueillir des amis et des proches dans la structure temporaire qui est utilisée pendant Souccot (Fête des Cabanes) pour rappeler les cabanes construites dans le désert par les Israélites pendant leur exode d’Egypte.

Revivi a déclaré qu’il était inacceptable que des hommes soient arrêtés pour avoir pris part à un événement culturel et a fustigé leur incarcération prolongée.

« J’en appelle à l’Autorité palestinienne pour libérer immédiatement mes invités de Souccot. Il est absurde que le fait de prendre un café avec des Juifs soit considéré comme un crime par l’Autorité palestinienne. Les initiatives qui cherchent à développer la coopération et la paix entre les peuples devraient être encouragées, et non pas reprimées. Il est temps que l’Autorité palestinienne se demande si elle préfère attiser les braises du conflit au lieu de travailler à rapprocher les gens », a déclaré Revivi dans un communiqué.

Des personnalités importantes parmi les habitants d’implantations et des officiels des services de sécurité israéliens étaient présents à cette réunion.

Le général Nitzan Alon,  à Tel Aviv, le 13 mai 2013 (photo credit: Yossi Zeliger/Flash90)
Le général Nitzan Alon, à Tel Aviv, le 13 mai 2013 (photo credit: Yossi Zeliger/Flash90)

On y trouvait notamment le chef du Commandement central de l’armée Nitzan Alon, tout comme des membres de la police et de l’Administration civile (l’organisme représentant le gouvernement israélien en Cisjordanie).

Après que des images de Palestiniens à l’événement ont circulé sur les réseaux sociaux, les quatre hommes ont été convoqués par les services palestiniens de renseignement et ont été interrogés sur leur rencontre avec « les assassins de bébés », une possible référence à un accident qui s’est produit il y a six semaines lorsqu’un résident d’Efrat a renversé et tué une petite fille palestinienne de six ans. Les parents de la petite fille étaient aussi présents au rassemblement de la Soucco, a précisé la Deuxième chaîne.

Khaled Tafish, un parlementaire au Conseil Législatif palestinien, a déclaré à la télévision palestinienne, selon le Jerusalem Post, « S’il avaient su qu’il y aurait une punition et qu’ils seraient poursuivis pour avoir fait cela, alors l’incident ne se serait pas produit ».

Le gouverneur adjoint de la ville de Bethléem, Muhammad Taha, a déclaré, toujours selon le Jerusalem Post, que l’on menait une enquête sur l’incident et les hommes seraient tenus pour responsable selon la loi palestinienne.

Il a également déclaré que les Palestiniens condamnent la visite et que « visiter des habitants d’implantation est complètement inacceptable ».

Taha a invoqué la loi palestinienne qui proscrit toute normalisation avec les implantations. Les Palestiniens ont le droit de parler aux Israéliens, mais « aller (dans les implantations), c’est inacceptable », avait-il dit vendredi sur la radio militaire israélienne.

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