5 belles histoires à propos d’Israël en 5776
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5 belles histoires à propos d’Israël en 5776

Il y a plein de bonnes raisons de faire la fête avec l'approche de la nouvelle année grâce à Israël et à ses nombreuses réalisations à l’internationale comme sur le plan national

Yarden Gerbi d'Israël après avoir battu Miku Tashiro du Japon pour remporter la médaille de bronze en catégorie moins de 63 kg à l'épreuve de judo féminin aux Jeux Olympiques de Rio 2016 le 9 août 2016 (Crédit : AFP PHOTO / Jack GUEZ)
Yarden Gerbi d'Israël après avoir battu Miku Tashiro du Japon pour remporter la médaille de bronze en catégorie moins de 63 kg à l'épreuve de judo féminin aux Jeux Olympiques de Rio 2016 le 9 août 2016 (Crédit : AFP PHOTO / Jack GUEZ)

TEL AVIV (JTA) – Alors que l’état juif est prête à passer à une nouvelle année, comme toujours, il y avait beaucoup de raisons de se plaindre à propos de 5776. Rosh Hashana la nouvelle année juive est le moment de faire le point et la fête..!

Voici cinq histoires israéliennes de l’année écoulée méritant bien un coup de trompette. Attendez-vous à les voir se retentir dans l’année 5777 et au-delà.

Les Jeux Olympiques ont donné aux Israéliens une bonne raison d’espérer

Israël est revenu les mains vides en 2012 mais deux judokas israéliens ont mis le grappin sur le bronze d’un balayage de pieds habile aux jeux de Rio au mois d’aout.

Leurs concitoyens ont pu se réjouir et agiter des drapeaux entonnant des chants patriotiques lorsqu’ils sont venus par centaines accueillir les héros Yarden Garbi et Or Sasson à l’aéroport de Ben Gurion.

Les athlètes croulaient sous les fleurs et les accolades, immortalisées à jamais par un nombre incalculable de selfies. Le Premier ministre Benjamin Netanyahu a ensuite rencontré l’équipe de judo.

Les Jeux Olympiques ont une signification toute particulière en Israël puisque tout le monde se souvient du massacre des 11 athlètes et de leurs entraineurs à Munich en 1972 par des terroristes palestiniens.

Le début des Jeux de Rio a été marqué par le refus des athlètes libanais à partager le même bus avec la délégation israélienne se rendant à la cérémonie d’ouverture.

Et bien avant que Sasson ne gagne sa médaille, l’adversaire égyptien perdant a publiquement refusé la poignée de main de Sasson. Les israéliens et la foule présents dans le gymnase l’ont hué.

Les nouvelles médailles rapportées par Israël au pays font un total de 9 aujourd’hui depuis 1952.

Or Sasson kisses embrasse sa medaille de bronze sur le podium à Rio de Janeiro le 12 aout 2016 (Crédit : AFP/Jack Guez)
Or Sasson kisses embrasse sa medaille de bronze sur le podium à Rio de Janeiro le 12 aout 2016 (Crédit : AFP/Jack Guez)

Les victoires des pourtant prometteurs champions de windsurf et de gymnastiques rythmiques se sont avérées impossibles – et comme à chaque fois, les Israéliens se sont lamentés sur l’investissement peu adapté du pays autour des Jeux Olympiques.

Toutefois, il y avait de bonnes raisons d’être optimiste. Sept israéliens ont réussi à se rendre à la finale à Rio, et le pays a participé aux compétitions dans 17 disciplines sportives au-delà des 10 à Londres et incluant trois nouvelles disciplines : le golf, le triathlon et le VTT.

Le directeur de la commission des Jeux Olympiques israélienne, Gili Lustig, a promis de consacrer « quelques réflexions » concernant l’amélioration des performances des Israéliens pour Tokyo en 2020.

Israël s’est fait de nouveaux amis dans un monde hostile

Comme les Jeux Olympiques l’ont rappelé aux Israéliens, leur pays n’est pas prêt de gagner les concours de popularité à l’internationale. Mais au fil de cette année, le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu s’est arrangé pour se trouver quelques nouveaux amis et alliés potentiels.

Jérusalem et Ankara se sont officiellement réconciliées à la suite d’une longue dispute de 6 ans autour de l’affaire du Mavi Marmara.

Alors que l’accord a été signé en juin, les deux pays ne sont pas prêts de redevenir les meilleurs amis du monde mais ça devrait les aider à coopérer autour du chaos au Moyen Orient. Exporter les excédents de gaz naturel d’Israël vers la Turquie et reconstruire la bande de Gaza sont le genre de projets communs qu’ils pourraient aborder.

Le président Recep Tayyip Erdogan lors d'une conférence de presse après la clôture du Sommet des dirigeants du G20 à Hangzhou le 5 septembre 2016 (Crédit : AFP PHOTO / GREG BAKER).
Le président Recep Tayyip Erdogan lors d’une conférence de presse après la clôture du Sommet des dirigeants du G20 à Hangzhou le 5 septembre 2016 (Crédit : AFP PHOTO / GREG BAKER).

Parallèlement à cela, les menaces conjointes de l’islamisme radical et de l’Iran ont rapproché Israël des états sunnites de la région, même si ces états refusent de l’admettre. Quelques semaines après avoir serré la main du directeur général du ministère des Affaires étrangères israéliennes, Dore Gold, le conseiller du gouvernement saoudien Anwar Eshki a ouvertement conduit une délégation saoudienne à Jérusalem. Et Gold s’est envolé pour le Caire afin d’y rouvrir l’ambassade d’Israël-quatre ans après que des manifestants en colère aient détruit l’immeuble et contraint à le faire fermer.

Le futur directeur général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold et l'ancien conseiller du gouvernement saoudien Anwar Eshki à Washington, le 4 juin 2015 (Crédit : Groupe Debby Communications)
Le futur directeur général du ministère des Affaires étrangères Dore Gold et l’ancien conseiller du gouvernement saoudien Anwar Eshki à Washington, le 4 juin 2015 (Crédit : Groupe Debby Communications)

Dans la continuité de la politique africaine de l’ancienne Première ministre Golda Meir, Netanyahu a fait le tour du continent africain pendant quatre jours au mois de juillet. Il a proposé le savoir-faire israélien en matière de high-tech et de sécurité tout en cherchant un soutien diplomatique. Il a été reçu, pays après pays, comme le dirigeant d’une super puissance.

Se tournant vers l’Est, Gold a annoncé qu’Israël est en train de mettre en place de nouvelles relations avec l’Asie alors que les investissements chinois dans des sociétés israéliennes et réalisation de joint-ventures avec des entreprises locales battent des records.

Poussés par la guerre civile ayant cours en Syrie, Netanyahu et Vladimir Poutine ont établi un contact permanent entre eux et le président russe serait en train de mettre en place un plan de paix entre Israël et les Palestiniens lui-même. Qui ne le ferait pas ?

Les ultra-orthodoxes en Israël ont retroussé leurs manches

Une majorité d’orthodoxes, hommes, ont un emploi en Israël. Ça pourrait sembler anodin, ne méritant même pas un coup de shofar, mais il s’agit bien d’une première. Avant que les responsables de cette question ont commencé à se pencher sur le sujet, il s’avèrait que la plupart de cette frange de la population ne travaillait pas.

En 2015, l’emploi chez les religieux, hommes, représentait 52 %, une augmentation sur 12 ans depuis les 36 % de 2003, a rapporté le bureau central des statistiques israélien en février.

Les hommes religieux ont pendant longtemps favorisé l’étude de la Torah contre le travail ou le service militaire, vivant de charité et d’autres subventions des yeshivot et de l’état et peut-être aussi des salaires de leurs épouses.

Les femmes religieuses sont mieux représentées sur le marché du travail avec un taux de 73 % selon le gouvernement -plus ou moins équivalent à celui des femmes laïques. La participation globale sur le marché du travail en Israël est de 80 %.

Les soldats israéliens de l'unité "Nahal Haredi" de Tsahal lors d'un exercice de tir à la base militaire de Peles dans la vallée nord du Jourdain en août 2013 (Crédit : Yaakov Naumi / Flash90)
Les soldats israéliens de l’unité « Nahal Haredi » de Tsahal lors d’un exercice de tir à la base militaire de Peles dans la vallée nord du Jourdain en août 2013 (Crédit : Yaakov Naumi / Flash90)

De nombreux pratiquants voient aujourd’hui une plus grande ouverture vers le monde du travail depuis la société ultra-orthodoxe dû en partie à des investissements publics et privés – et ce malgré le succès de l’opposition aux réformes politiques visant à les faire intégrer les religieux dans la communauté globale. Aujourd’hui, on estime à 11 000 juifs ultra-orthodoxes le nombre d’étudiants inscrits en études supérieures, 5 000 dans l’armée et la plupart disent avoir accès à internet.

De plus, le taux de naissance chez les ultra religieux semblerait avoir chuté. Une forte augmentation de la fréquentation des écoles maternelles chez les ultra religieux au cours du début des années 2000 a fait couler beaucoup d’encre autour de la croissance économique et des problèmes sociaux.

Mais la tendance s’est pratiquement inversée puisque les écoles religieuses représentent moins de 23 % des enfants inscrits en maternelle en 2015, inférieur aux 25 % en 2008, selon le centre israélien d’études politiques Taub.

La part des enfants scolarisés en maternelle dans les écoles arabes israéliennes a chuté encore davantage. Mais le gouvernement a encore du travail sur la planche avant de mettre plus de femmes arabes israéliennes sur le marché du travail.

Plus de femmes que jamais ont fait les lois en Israël

Les 28 femmes élues au Parlement en 2015 représentent un record. Depuis le remaniement politique, la tendance a encore augmenté un peu plus.

Lorsque Avigdor Liberman est devenu ministre de la Défense en juin, son siège à la Knesset est allé à Yulia Malinovsky, une membre du parti belliciste Israël Beytenu- faisant un total de 33 femmes députées. Plus d’un quart des 120 sièges à la Knesset sont occupés par des femmes.

Ces députés couvrent l’éventail de toutes les tendances politiques. De gauche à droite, on retrouve l’anti-sioniste Hanin Zoabi de la Liste arabe unie, la peace and love Zahava Gal-on, présidente du Meretz qui se décrit elle-même comme « une religieuse de droite » Tzipi Hotovely du Likud majoritaire. Les grandes absentes sont les femmes orthodoxes, dont les partis leur interdisent de se présenter.

Ruth Colian, la dirigeante du parti politique des femmes ultra-orthodoxes, UBizchutan : Haredi Women Making Change devant les bâtiments de la Knesset à Jérusalem, le 25 janvier 2015 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)
Ruth Colian, la dirigeante du parti politique des femmes ultra-orthodoxes, UBizchutan : Haredi Women Making Change devant les bâtiments de la Knesset à Jérusalem, le 25 janvier 2015 (Crédit : Hadas Parush / Flash90)

Quatre des 21 ministres du gouvernement sont également des femmes : la ministre de la justice Ayelet Shaked du parti HaBayt Hayehudi. La ministre de la Culture et des Sports, Miri Reguev et la ministre de l’Égalité sociale Gila Gamliel, toutes deux du Likud et la ministre de l’Intégration (des immigrants) Sofa Landver d’Yisrael Beytenu.

Malgré les divergences d’opinion politique, les femmes députées sont souvent là pour aborder les questions concernant les femmes et notamment auprès de la commission de la Knesset concernant le statut des femmes et de l’égalité des sexes. Etant données les expériences personnelles de certaines députées, il se pourrait que la question du harcèlement sexuel figure déjà aux sessions d’hiver débutant en octobre selon l’agenda de la Knesset.

Le gouvernement a soutenu l’idée de faire du dimanche un jour de week-end – une fois par mois.

Ce n’est pas souvent qu’il arrive quelque chose pouvant potentiellement redéfinir entièrement l’appréhension d’un pays dans sa relation à l’espace-temps.

Les députés votent à la Knesset, le 11 juillet 2016 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)
Les députés votent à la Knesset, le 11 juillet 2016 (Crédit : Yonatan Sindel / Flash90)

Mais ce quelque chose est arrivé en Israël au mois de juin lorsque des ministres ont approuvé une proposition accordant aux Israéliens des week-ends de trois jours à commencer en 2017 comme un pas vers la transformation du dimanche en jour férié. La loi est en cours de révision en commission avant d’être proposée au vote à la Knesset.

Les week-ends israéliens se déroulent actuellement du vendredi après-midi se poursuivant la journée de samedi pour s’adapter au Shabbat ainsi qu’aux prières des musulmans le vendredi. Beaucoup d’Israéliens ne travaillent pas le vendredi. Mais pour les juifs pratiquants, les lois du Shabbat les empêchent de conduire et d’assister aux divers évènements ou spectacles ayant lieu le vendredi soir ou s’étalant sur toute la journée du samedi, leur laissant peu de temps pour les divertissements.

Les économistes sont divisés sur les avantages à ajouter le dimanche au week-end. Les partisans de cette loi affirment que ce projet boosterait l’économie en se calquant sur le reste du monde et en poussant la consommation vers une portion plus élargie de la population israélienne.

Les opposants à cette loi s’inquiètent d’une réduction potentielle de la productivité, les juifs religieux et les musulmans ne travaillant pas les vendredis tout en devant allonger les journées ouvrées dans la semaine pour compenser ce long week-end.

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