5 histoires d’amour juives pour la Saint Valentin
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5 histoires d’amour juives pour la Saint Valentin

Un retour sur des histoires d'amour uniques du siècle dernier

Un mariage juif à la synagogue de West End à Londres, en 1969 (Crédit :  Nick Hale/Getty Images)
Un mariage juif à la synagogue de West End à Londres, en 1969 (Crédit : Nick Hale/Getty Images)

JTA — Depuis sa création en 1917, JTA a collecté les histoires vécues par des Juifs dans le monde entier. Notamment des histoires d’amour uniques, depuis un mariage juif qui a eu lieu dans une chambre d’hôtel où Adolf Hitler avait séjourné jusqu’à des unions « par procuration » qui avaient permis à des femmes juives syriennes de s’échapper vers les Etats Unis.

Alors que vous fêtiez ou non la Saint Valentin (cette journée tire son origine du calendrier chrétien, honorant Saint Valentin — mais de nombreux couples Juifs préfèrent affirmer l’amour qu’ils se portent l’un à l’autre durant la fête, au milieu de l’été, de Tu B’Av, au quinzième jour du mois hébreu d’Av), ces romances issues des archives de JTA valent le coup d’être lues.

En 1923, un nombre “particulièrement important » de femmes russes non-juives se sont converties au judaïsme

Les rabbins, lors d’une conférence à Moscou, avaient évoqué le fait que de nombreuses jeunes chrétiennes décidaient de se convertir au judaïsme afin d’épouser un juif.

Un participant avait déclaré devant l’assemblée qu’il avait officié lors de 367 mariages unissant des Juifs à ces nouvelles converties. La conférence elle-même était consacrée au problème du sentiment anti-religieux en Russie.

Selon les rabbins, les Juifs communistes interdisaient à tous les Juifs qui s’étaient mariés conformément au rite religieux de pouvoir ensuite intégrer le parti.

En 1934, un mariage a aidé à sauver une femme de la déportation en Palestine dans le pré-état

Une juive faisait partie d’un groupe de 37 immigrants qui avait été placés en détention en Palestine pour être rentrés dans le pays sans autorisation.

Mais elle a été sauvée par un intelligent jeune homme, du nom de Yerucham Shermeister, qui est venu de manière discrète marcher à ses côtés.

Il lui a demandé de l’épouser et lorsqu’elle a donné son accord, il a prononcé le voeu du mariage rituel juif et il a glissé un anneau à son doigt.

Shermeister, citoyen de la Palestine mandataire, a ensuite demandé au directeur de la prison de libérer son épouse, dorénavant elle aussi citoyenne de Palestine.

Après s’être fait délivrer les documents d’usage auprès du rabbinat, il a obtenu la libération de sa femme et le « jeune et heureux couple est parti, bras dessus bras dessus, vivre sa nouvelle vie en Eretz-Israel ».

En 1945, un couple juif s’est marié dans une chambre d’hôtel précédemment réservée par Hitler

Six mois après la mort du chef nazi, un couple juif s’est marié dans une chambre d’hôtel qui avait été réservée au nom d’Hitler dans le passé.

La future épouse était une jeune juive de 22 ans originaire de Pologne, Bela Banesz, qui avait déportée par les nazis de Lodz à Oswiecim, le nom polonais d’Auschwitz.

C’est le Major I. Levy, aumônier militaire britannique, qui avait officié lors de la cérémonie organisée à l’hôtel Lorenz de Brunswick (Braunschweig).

En 1957, Le grand rabbinat turc a dit non aux invités qui embrassaient les jeunes mariés à la fin des cérémonies de mariage

La synagogue n’était pas « un endroit approprié » pour les embrassades, avait jugé le grand rabbinat du pays, bannissant une « coutume universelle », celle qui est d’embrasser à l’issue d’une cérémonie de mariage.

La décision avait été annoncée dans toutes les synagogues de Turquie. Pour exprimer leur sympathie, les invités ont été encouragés à serrer la main des jeunes mariés.

Les chefs religieux avaient également estimé que le défilé des invités pour les embrassades d’usage était un moment « ennuyeux » pour les jeunes époux.

En 1977, des femmes juives syriennes ont épousé des Américains par procuration pour pouvoir émigrer aux Etats Unis

A la suite de la guerre d’indépendance d’Israël en 1948, les Juifs de Syrie n’avaient pas l’autorisation de quitter le territoire. Toutefois, un plan qui a autorisé 12 femmes juives syriennes à épouser « par procuration » des Juifs syriens qui vivaient à Brooklyn leur a permis de fuir le pays pour aller rejoindre leurs époux.

Les fiancés ont indiqué qu’ils avaient choisi leur future moitié sur la base des informations qui leur avaient été fournies pour chacune d’entre elles par un chef de la communauté, qui s’était lui-même rendu en Syrie pour rencontrer les prétendantes.

Morris Mann, l’un des fiancés, avait confié « être plein d’espoir que cela fonctionnerait ».

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