56 supporters de football d’extrême droite arrêtés
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56 supporters de football d’extrême droite arrêtés

Ils sont membres de "La Familia", un groupe de supporters d'extrême droite du club de football israélien Beitar Jérusalem, connus pour leurs dérapages racistes

Les fans de l'équipe de football Beitar Jérusalem tiennent une pancarte "Beitar toujours pure," le samedi 26 janvier 2013 (Crédit : Flash90)
Les fans de l'équipe de football Beitar Jérusalem tiennent une pancarte "Beitar toujours pure," le samedi 26 janvier 2013 (Crédit : Flash90)

« Les arrestations qui ont eu lieu dans la nuit de lundi à mardi, ont été décidées à la suite d’actes de violence commis par des membres de ‘La Familia’ dans tout le pays », a affirmé la police dans un communiqué.

Ultra-nationalistes juifs, les membres –plusieurs centaines selon les médias– de La Familia sont régulièrement impliqués dans des incidents et coutumiers d’insultes anti-arabes et anti-musulmanes.

Le Teddy Stadium où évolue l’équipe qu’ils soutiennent est surnommé « l’enfer » en raison du climat d’hostilité et de violence envers les équipes adverses et leurs supporters.

La police est régulièrement contrainte de déployer d’importants renforts lors des matchs pour tenter d’empêcher des agressions.

Les membres de La Familia arrêtés sont soupçonnés « d’avoir participé à des actes violents graves, à des trafics d’armes et d’avoir pénétré dans des stades en dissimulant des engins pyrotechniques interdits » dans ces lieux, a ajouté la police, précisant que ce coup de filet avait été rendu possible grâce aux informations fournies par une taupe parmi les supporters.

Pas moins de 400 policiers et gardes-frontières ont participé aux arrestations, qui pourraient se poursuivre dans les prochains jours, selon la police.

En 2013, le club a connu de très vives tensions à la suite du recrutement de deux footballeurs musulmans originaires de Tchétchénie, république caucasienne de Russie.

Cette décision avait déclenché des réactions racistes d’une frange des supporters au point que l’équipe avait dû engager des gardes du corps pour les protéger. Les bureaux du club avaient été ensuite la cible d’un incendie criminel qui avait détruit tous les trophées remportés par l’équipe.

Le Beitar, qui puise ses fondements dans l’histoire de la droite nationaliste israélienne, n’a jamais recruté de joueur arabe, un cas unique en Israël.

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