6 hôpitaux syriens bombardés en 48h dans la Ghouta orientale, 3 hors service
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6 hôpitaux syriens bombardés en 48h dans la Ghouta orientale, 3 hors service

Ces hôpitaux s'occupaient chaque mois d'une moyenne de 10 000 consultations, 1 200 grosses interventions chirurgicales, 160 accouchements et 550 traitements pour traumatismes

Des enfants devant des cadavres emballés, après des frappes du régime dans la Ghouta orientale, en périphérie de Damas, le 5 février  2018. (Crédit : AFP / ABDULMONAM EASSA)
Des enfants devant des cadavres emballés, après des frappes du régime dans la Ghouta orientale, en périphérie de Damas, le 5 février 2018. (Crédit : AFP / ABDULMONAM EASSA)

Six hôpitaux de l’enclave rebelle assiégée de la Ghouta orientale, près de Damas, ont été bombardés depuis 48h dont trois sont désormais hors service et deux opèrent partiellement, a indiqué mardi le coordinateur régional du bureau des affaires humanitaires de l’ONU pour la Syrie.

Plus de 200 civils dont près de 60 enfants ont été tués depuis dimanche par de violents bombardements du régime syrien sur la Ghouta, selon l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), qui dispose d’un vaste réseau de sources en Syrie.

« Lundi, cinq hôpitaux : l’hôpital Al-Marj, l’hôpital Saqba, la Maternité de Saqba et l’hôpital Al-Hayat ainsi qu’un autre hôpital à Douma, ont été la cible d’attaques, rendant trois des cinq hôpitaux hors service et deux fonctionnent partiellement », a affirmé Panos Moumtzis dans un communiqué. « Aujourd’hui, un 6e hôpital aurait été touché dans la localité de Zamalka », a-t-il ajouté.

Ces hôpitaux s’occupaient chaque mois d’une moyenne de 10 000 consultations, 1 200 grosses interventions chirurgicales, 160 accouchements et 550 traitements pour traumatismes.

M. Moumtzis s’est dit « consterné et attristé par les informations faisant état d’attaques horribles contre six hôpitaux de la Ghouta orientale au cours des dernières 48 heures, causant des morts et des blessés, et privant plusieurs milliers d’hommes, femmes et enfants de services de santé de base dans l’enclave assiégée ».

« Ces attaques sont complètement inacceptables. Je rappelle toutes les parties que les attaques contre les structures médicales sont interdites au vu du droit humanitaire international. De telles attaques délibérées pourraient constituer des crimes de guerre. »

« Ce qui se passe aujourd’hui dans la Ghouta orientale dépasse l’imagination. Les souffrances indicibles sont intolérables et les habitants ignorent s’ils vont rester en vie ou mourir. Ce cauchemar dans la Ghouta orientale doit s’arrêter et s’arrêter maintenant », a encore affirmé le responsable régional.

Au bout de sept ans de conflit en Syrie, « environ la moitié des structures médicales dans le pays sont aujourd’hui fermées ou fonctionnent partiellement, privant des millions de Syriens de soins capables de sauver des vies », a-t-il souligné.

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