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6 Justes chrétiens mis à l’honneur par les responsables de culte catholique et juif

L'exposition "Du cri du cœur à la voix des Justes" a été ouverte au siège de la Conférence des évêques de France à Paris

Le mur des Justes, allée des Justes à Paris, avec les noms des Justes parmi les nations français. (Crédit : Marcvjnicolas/Wikimedia commons/CC BY-SA 3.0)
Le mur des Justes, allée des Justes à Paris, avec les noms des Justes parmi les nations français. (Crédit : Marcvjnicolas/Wikimedia commons/CC BY-SA 3.0)

Des prises de positions d’évêques en 1942 face aux persécutions des Juifs, mais aussi des destins singuliers : les responsables des cultes catholique et juif ont inauguré conjointement jeudi une exposition retraçant les actions de six chrétiens, reconnus Justes parmi les Nations.

Réalisée à la fois par la Conférence des évêques de France (CEF) et le Comité français pour Yad Vashem, l’exposition « Du cri du cœur à la voix des Justes » a été ouverte au siège de la CEF à Paris par le grand rabbin Haïm Korsia, le président de la CEF Eric de Moulins-Beaufort et le recteur de la région académique Ile de France et Paris, Christophe Kerrero, entre autres.

À destination des jeunes générations, l’exposition, en deux exemplaires, est installée jusqu’au 10 octobre au siège de la CEF, ainsi qu’à Toulouse. Elle a ensuite vocation à circuler auprès des municipalités, diocèses, des établissements d’enseignement catholiques qui le souhaitent.

On pourra par exemple y lire une copie de la lettre de protestation de Jules-Géraud Saliège, ex archevêque de Toulouse, écrite après les rafles de l’été 1942, qu’il demanda de lire le 23 août 1942 dans toutes les églises de son diocèse. Il fut reconnu Juste parmi les Nations en 1969.

En juillet, Haïm Korsia avait demandé que sa lettre pastorale soit lue dans les synagogues. Une lecture également souhaitée par Eric de Moulins-Beaufort dans les églises le 15 août dernier.

Sont aussi relatées les histoires des lettres de l’archevêque de Lyon Pierre Gerlier, de l’évêque de Montauban Pierre-Marie Théas ainsi que les parcours de sœur Denise Aguadich-Paulin ou de sœur Sainte-Monique, lesquelles sauvèrent des enfants juifs.

« Notre vœu c’est que cette exposition soit un outil pédagogique permettant aux jeunes de faire comprendre que, dans l’horreur, il y a des gens qui ont été capables de faire confiance à leur conscience plutôt qu’à des ordres politiques et qui ont participé au sauvetage des Juifs », a souligné auprès de l’AFP Christophe Le Sourt, responsable, à la CEF, des relations avec le judaïsme.

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