À Jérusalem, Koolulam chante l’amour, en acoustique et en groupe
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À Jérusalem, Koolulam chante l’amour, en acoustique et en groupe

Le groupe de chant a entonné sa reprise de "Yesh Bi Ahava" à la YMCA de la ville ; ses fondateurs ont répondu aux questions du public de 500 personnes

Jessica Steinberg est responsable notre rubrique « Culture & Art de vivre »

Les fondateurs de Koolulam, une initiative sociale autour du chant, n’ont pas pour habitude de parler d’eux.

Cette équipe de musiciens, de techniciens et d’entrepreneurs rassemble des centaines de milliers de personnes depuis deux ans, dans le but de faire chanter ensemble les Israéliens, quelles que soient leurs opinions politiques, leurs origines ou leurs affiliations.

Pourtant, lors d’un des nombreux événements intitulés Koolulam Unplugged jeudi soir à la YMCA de Jérusalem, le groupe s’est ouvert, juste un peu.

« Nous répondons à toutes les questions », a fait savoir à la foule Ben Yefet, un chanteur charismatique et talentueux, coiffé d’un grand chignon de tresses rasta, qui organise et dirige la plupart des rassemblements de chant.

Ben Yefet, à gauche et le public de Koolulam Unplugged, le 16 janvier 2020 (Crédit : Jessica Steinberg/Times of Israel)

La plupart des questions posées par les quelque 500 spectateurs avaient déjà été posées – ou avaient reçu une réponse – auparavant, mais de nouvelles questions sont également apparues.

« C’est ça votre métier ? », a demandé un enfant de six ans.

Si Ben Yefet a en quelque sorte éludé la question, il a néanmoins expliqué que les événements, en particulier ceux de grande ampleur qui font ensuite l’objet de vidéos professionnelles, sont coûteux à produire. Ceux-ci sont généralement parrainés par des particuliers et des fondations, et l’équipe de Koolulam produit également des événements privés, ce qui permet de couvrir les différents frais.

En réponse à une question sur la façon dont le groupe choisit chaque chanson, Yaron Eigenstein, claviériste et producteur de musique, a indiqué que « le choix des chansons est l’une des tâches les plus difficiles. » Il communiquait avec le public par le biais de messages manuscrits sur des panneaux d’affichage. « Nous nous concentrons sur le message. »

La chanson de jeudi soir était une reprise de « Yesh Bi Ahava » (Il y a de l’amour en moi) d’Arkadi Duchin, que Koolulam avait chanté en août dernier pour Tu B’Av, la Saint-Valentin israélienne, à Latrun avec 8 000 personnes. L’idée était d’inclure une chanson sur l’amour, mais aussi sur l’obstination de l’amour et sur la façon d’accéder à l’amour, a expliqué Yaron Eigenstein.

Et c’est ainsi que cela s’est passé par ce jeudi soir de janvier glacial, sous le plafond peint en forme de dôme de la YMCA où 500 personnes ont saisi les feuillets violets sur lesquels étaient inscrits les paroles. Après s’être divisé en deux groupes, le public a passé environ 45 minutes à apprendre la chanson.

« Ah, Ha, Vaaaa…Yesh od tikvah… ».

« Ah-ha-va ! ».

« Ah-ha ! Ah-ha-vaaa ».

À certains moments, Ben Yefet s’interrompait, appelant le public à se tourner vers un étranger à proximité et à se présenter, en lui serrant la main et, mieux encore, en l’enlaçant. À une autre occasion, il a répondu à des questions et entraîné la foule à chanter « joyeux anniversaire » à une femme qui prévoyait de fêter son 50e anniversaire dans six mois (et espérait qu’elle pourrait engager l’équipe de Koolulam).

Au milieu de la soirée, il a fait danser tout le monde pour susciter un chant plus puissant.

« Vous sentez ça ? », demanda-t-il.

Nous l’avons certainement ressenti.

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