A la rencontre des 10 meilleurs accélérateurs de start-up
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A la rencontre des 10 meilleurs accélérateurs de start-up

Israël a lancé son premier accélérateur de start-up en 2011 ; aujourd'hui il y en a plus de 200

Simona Weinglass est journaliste d'investigation au Times of Israël

Du réseautage à un événement Nautllus AOL (Crédit : Facebook)
Du réseautage à un événement Nautllus AOL (Crédit : Facebook)

« J’avais l’habitude de gérer un restaurant. Le travail était dur, les marges étaient faibles, et vous pouviez avoir beaucoup de dettes. Maintenant que je lance une start-up, si je réussis, je vais devenir riche. Si j’échoue, je ne dois pas rembourser les investissements ».

Bienvenue dans le monde des incubateurs et des accélérateurs de start-up, où les entrepreneurs et futurs entrepreneurs, qui parfois avec juste une idée et un business plan, peuvent recevoir des investissements, des installations, des conseils et des contacts, qui sont tous remboursables si et seulement si la start-up réussit.

Les investisseurs sont prêts à mettre de l’argent parce que les retours sur investissement relatifs aux start-ups sont élevés : ils peuvent être multipliés par 10, 100 ou plus.

« Les accélérateurs sont juste un autre véhicule d’investissement », a expliqué Shelly Hod-Moyal, une partenaire fondatrice de la plate-forme d’investissement iAngels.

Israël a un nombre important accélérateurs : 207, a précisé Koby Simana, le directeur général du Centre de recherche IVC, ce qui est beaucoup pour un pays avec seulement 8 millions d’habitants et un peu plus de 3 000 start-ups.

Ce qui est encore plus surprenant, c’est que le phénomène n’a que quatre ans. Le premier accélérateur d’Israël, The Junction, a lancé sa première classe en mars 2011, il y a tout juste quatre ans.

Shelly Hod-Moyal (Crédit : Facebook)
Shelly Hod-Moyal (Crédit : Facebook)

Donc, de ces 207 accélérateurs, comment peut-on mesurer le meilleur ?

Chaim Meir Tessler, un gestionnaire de flux de la plate-forme d’investissement de crowdfunding OurCrowd, a déclaré au Times of Israel que « tous les accélérateurs / incubateurs se mesurent d’après la performance de leur portefeuille, qui est mesuré dans le financement de suivi, ainsi que des sorties. Tous les accélérateurs ne sont pas les actionnaires réels dans les start-ups, mais c’est encore que de la métrique qu’ils utilisent pour évaluer le succès ».

Au lieu d’une comparaison numérique pour l’ensemble des 207 accélérateurs d’Israël, ce qui est au-delà de la portée de cet article, The Times of Israel a interrogé cinq personnalités sur la scène des start-ups d’Israël : Ben Lang, le créateur de Mapped en Israël, une carte des start-ups israéliennes, Jon Medved, le PDG de OurCrowd, Eden Shochat, un partenaire dans la société de capital-risque Aleph, et Shelly Hod Moyal, une partenaire fondatrice de iAngels. Le texte qui suit correspond à leur liste composite des dix principaux accélérateurs de start-ups d’Israël :

Microsoft Ventures Accelerator

Largement considéré comme le meilleur accélérateur d’Israël, c’est un programme de quatre mois au siège de Microsoft Israël situé à Herzliya.

Les entreprises ont accès à tous les produits Microsoft, environ 100 mentors ainsi que des occasions de se créer un réseau avec des entreprises mondiales.

Microsoft n’investit pas dans les entreprises, ne prend pas de parts chez eux. De notables diplômés du programme comprennent Appixia, qui a été acheté par le site israélien Wix, MusicSense et KitLocate, qui ont été acquis par le moteur de recherche russe Yandex.

The Junction

Ce programme de 6 mois est géré par Genesis Partners, un fonds de capital de risque. Les start-ups ont la possibilité de recevoir environ 50 000 dollars en financement initial, en échange de 5 % des capitaux propres.

Ils sont situés dans un espace de travail branché situé dans un loft dans sud de Tel Aviv, avec des ateliers hebdomadaires sur UX / UI, sur l’infrastructure technologique, sur le marketing, les ventes, la conception, la stratégie d’entreprise, la comptabilité, du droit et de la finance.

De notables diplômés du programme comprennent AppsFlyer, HoneyBook, Simplee, Cyberx, et Air.

Du Yoga sur un rooftop à SOSA-The Junction (Crédit : Facebook)
Du Yoga sur un rooftop à SOSA-The Junction (Crédit : Facebook)

Nautilus AOL

Prêts à tout pour garder leur avantage, les entreprises multinationales, y compris eBay, Coca-Cola, IBM, Havas, Kimberly-Clark et d’autres ont lancé des accélérateurs de start-ups en Israël.

C’est la version 2015 de la chasse aux idées ‘cool’, mais au lieu de chercher les tendances du moment ou de la musique, les chasseurs de têtes d’entreprises cherchent le prochain Snapchat ou Instagram.

Selon les experts interrogés par le Times of Israel, Nautilus AOL, géré par AOL Ventures, figure parmi les meilleurs accélérateurs d’entreprises ici.

Le programme dure 4 à 6 mois, au cours duquel les participants reçoivent de l’aide pour perfectionner leurs produits et trouver des fonds de départ. Nautilus AOL se joint ensuite au financement de départ avec une somme de 100 000 dollars ou plus. Les start-ups notables du programme comprennent Hachiko, Veed.me, Take & Make et Reactful.

Une réunion dans les bureaux Nautilus AOL à Tel Aviv (Crédit : Facebook)
Une réunion dans les bureaux Nautilus AOL à Tel Aviv (Crédit : Facebook)

UpWest Labs

UpWest Labs travaille avec les start-ups israéliennes ciblant le marché américain.

Il fournit des fonds de départ estimés entre 25 000 dollars à 300 000 dollars et amène les start-ups à la Silicon Valley où les équipes vivent dans une maison du groupe à Palo Alto.

Les start-ups israéliennes obtiennent des conseils des cadres des entreprises comme Paypal, Facebook et Dropbox.

UpWest Labs prend jusqu’à 8 % des parts dans les entreprises qu’elle finance.

Selon le site web de l’accélérateur, ses start-ups ont amassé plus de 100 millions de dollars avec un financement de départ moyen de plus d’un million de dollars par entreprise.

Plus de 70 % de ses start-ups ont réussi à lever un financement supplémentaire et quelques-unes ont été achetées par des sociétés comme Google et Priceline.

Des anciens notables du programme comprennent Drippler, HoneyBook, SentinelOne, Keywee et Neura.

Les participants aux laboratoires d'UpWest à Palo Alto, en Californie (Crédit : Facebook)
Les participants aux laboratoires d’UpWest à Palo Alto, en Californie (Crédit : Facebook)

Elevator

Elevator investit dans des start-ups qu’il pense être « prêtes pour le marché » en moins de cinq mois. Elevator prend 8 à 15 % de parts en investissement initial ainsi que pour la validation du produit. Des anciens notables comprennent Morpheus, SalesPredict et TalkSpace.

Une soirée récente co-parrainée par Elevator et Facebook Israël (Crédit : Facebook)
Une soirée récente co-parrainée par Elevator et Facebook Israël (Crédit : Facebook)

8200 EISP

Ce programme de cinq mois précise qu’il est non seulement destiné aux anciens élèves de la prestigieuse unité de renseignement de l’armée 8 200, qui ont été diplômés en nombre disproportionné en tant que PDG de start-ups.

L’accélérateur n’investit pas dans les start-up, mais fournit plutôt un co-espace de travail, des conseils et des occasions de se créer un réseau avec d’autres élèves de 8 200. Les start-ups notables incluent Carambole, Navin et KeepRZ.

Une conférence à l'EISP 8200 (Crédit : Facebook)
Une conférence à l’EISP 8200 (Crédit : Facebook)

Citi accelerator

Citi, l’une des plus grandes banques du monde, dirige cet accélérateur de start-ups de ‘fintech’ – la technologie financière.

Citi ne promet pas d’investir et les start-ups n’ont pas à donner des capitaux propres à Citi afin de participer. Il offre un lieu de travail, des conseils, et l’entrée dans les marchés financiers mondiaux à travers les relations de Citi. D’anciennes start-ups notables comprennent Pricence, Forter, ThetaRay et Wayerz.

Zell Entrepreneurship Program

Le programme d’entrepreneuriat Zell permet aux étudiants inscrits au Centre interdisciplinaire IDC de Herzliya, une université académique, de développer et de lancer une entreprise en une seule année académique. Les entreprises remarquables qui ont émergé du programme comprennent FEEX, Ironsource, Roomer, Wibbitz, Bizzabo et Argus.

Les participants au Zell entrepreneurship program pendant une visite sur le terrain (Crédit : Facebook)
Les participants au Zell entrepreneurship program pendant une visite sur le terrain (Crédit : Facebook)

NFX Guild

NFX a un programme de trois mois qu’il organise deux fois par an à Bay Area pour 10 ou 15 entreprises numériques sur le marché.

Ce sont des entreprises qui comptent sur les effets du réseau (plus des gens se joignent, plus les utilisateurs sont incités à rester) et l’accélérateur répond à leurs défis uniques.

Le programme est sur invitation seulement, et alors que la plupart des invités sont issus de la Silicon Valley, NFX a un bureau à Herzliya où il recrute les entreprises NFX israéliennes, qui passent par un pré-programme de deux semaines en Israël avant leur inscription au NFX dans la Bay Area.

Les entreprises israéliennes notables qui sont passées par le programme comprennent MyHeritage, Plarium, Playtika, Zula, Graduway et Realmatch.

IBM Alpha Zone

IBM a lancé son seul accélérateur de start-ups dans le monde en Israël en juillet 2014.

IBM aide les start-ups à développer et à commercialiser leurs produits, mais ne prend pas de parts, pas de frais de participation, pas de pourcentage sur la propriété intellectuelle, et n’oblige pas les start-ups à vendre leurs produits à IBM.

Ses gestionnaires de programme ont déclaré au Times of Israel que leur gain est le contact avec les esprits et les entreprises innovantes. Le programme de 24 semaines propose des entrevues avec des mentors ainsi que la force de vente formidable de la société.

Le programme dispose de plusieurs domaines d’action : l’analytique d’une grande base de données, un cloud, les mobiles, la sécurité, l’Internet des objets, le commerce plus intelligent et l’intelligence artificielle. Les participants notables incluent Optibus, Doctome, Zoomd, Tekoia et Voiceitt.

FAQ à propos des accélérateurs

Les experts interrogés par le Times of Israel ont répondu à plusieurs questions supplémentaires sur les accélérateurs.

Quelle est la différence entre un incubateur et accélérateur ?

Chaim Meir Tessler, OurCrowd : Les incubateurs arrivent généralement plus tôt [dans le processus] et garde l’entreprise incubée pendant plus longtemps. Les accélérateurs peuvent être à des stades différents et cherchent à aider les entreprises à faire les choses rapidement, et sont généralement prévus pour durer pour un court laps de temps.

Chaim Meir Tessler (Crédit : Facebook)
Chaim Meir Tessler (Crédit : Facebook)

Shelly Hod Moyal : C’est très vague aujourd’hui, vous pouvez les traiter comme si c’était la même chose.

Qui est admissible pour rentrer dans un accélérateur ?

Shelly Hod Moyal : C’est généralement les nouveaux entrepreneurs qui n’ont pas d’expérience.

Les bons programmes les aident avec leurs concepts et leur argumentaire, à les exposer à des experts de l’industrie et à réunir des investisseurs pour une journée de démonstration.

Si l’accélérateur est prestigieux, alors que c’est un autre filtre pour les investisseurs potentiels. Il n’y a pas d’accélérateurs en Israël qui sont aussi bon que Y-Combinator et TechStars dans la Silicon Valley.

Y’at-il suffisamment de startups qualifiée pour les 207 accélérateurs en Israël ?

Shelly Hod Moyal : Je ne sais pas à quel point tous les accélérateurs sont sérieux. Il y a seulement environ 3 000 startups en Israël. Mais du point de vue d’Israël, plus il y en a plus on est de fous. Je ne pense pas non plus que tous les accélérateurs seront là pour toujours. Ceux qui identifient les meilleures start-ups et ajoutent de la valeur resteront, et les autres ne le feront pas.

Toute entreprise peut bénéficier d’un accélérateur ou est-ce que vous devez être dans un domaine particulier ?

Eden Shochat (Crédit: Facebook)
Eden Shochat (Crédit: Facebook)

Shelly Hod Moyal : Vous devez être une start-up. Une forte croissance est ce qui fait d’une start-up une start-up et la technologie est ce qui vous permet de la faire évoluer et de devenir rentable sans beaucoup de capital.

En d’autres termes, votre entreprise locale de restaurant ou de promenade de chien n’est pas admissible pour participer à un accélérateur, à moins qu’il n’y ait beaucoup de technologie impliquée et qu’il ait le potentiel de perturber toute une industrie.

Qu’est-ce qu’un accélérateur à succès ?

Eden Shochat : Je me suis rendue compte que le réseau des anciens participants est l’aspect le plus percutant d’un accélérateur. la possibilité d’avoir immédiatement des clients de cette base de données, ou avoir des gens qui sont passés par la même expérience que vous et peuvent fournir un soutien rapide et s’avère être extrêmement précieux.

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