Israël en guerre - Jour 148

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"Le temps presse" pour le retour des otages

À la veille du 100e jour de la guerre, Herzi Halevi fait le point sur la situation

Le chef d'état-major de l'armée israélienne met en garde contre les "tentatives de chantage au cessez-le-feu", tant espéré par le Hamas

Emanuel Fabian est le correspondant militaire du Times of Israël.

Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'adressant à la presse, le 13 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran de l'armée israélienne)
Le chef d'état-major de l'armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, s'adressant à la presse, le 13 janvier 2024. (Crédit : Capture d'écran de l'armée israélienne)

Le chef d’état-major de l’armée israélienne, le lieutenant-général Herzi Halevi, a déclaré samedi que Tsahal doit continuer à opérer dans la bande de Gaza afin de provoquer la défaite du Hamas et la libération des otages que le groupe terroriste palestinien retient à Gaza.

« Aujourd’hui, nous avons approuvé les plans du Commandement du Sud pour poursuivre les combats et augmenter la pression militaire sur le Hamas. Une pression qui conduira au démantèlement du Hamas et au retour des otages. Cette pression, et elle seule, a réussi jusqu’à présent à provoquer le retour de nombreux otages », a affirmé Halevi lors d’une conférence de presse dans le sud d’Israël.

« Demain, nous marquerons les cent jours qui se sont écoulés depuis le début de la guerre. Cent jours que les otages sont toujours détenus à Gaza par les cruels terroristes du Hamas. Nous travaillons par tous les biais, la plupart du temps officieusement, afin de les ramener et nous continuerons à le faire jusqu’à ce que nous les ramenions tous. Cette tâche n’est pas encore achevée. Je sais que chaque minute est cruciale et nous n’y sommes pas indifférents. Le temps presse pour le retour des otages et nous n’oublions pas un instant et n’abandonnons pas cet objectif majeur », a-t-il déclaré.

Le lieutenant-général a expliqué que pour « obtenir des résultats concrets, nous devons continuer à opérer sur le territoire de l’ennemi, et ne pas permettre les tentatives de chantage à un cessez-le-feu qui, semble-t-il, n’apportera pas de résultats concrets ».

« Nous devons continuer à faire pression et c’est exactement ce que nous faisons. »

« Les dirigeants du Hamas placent leurs espoirs dans une cessation des hostilités et sont convaincus que ce moment est proche. Nous sommes déterminés et tenaces à l’égard de ces justes objectifs. Ces objectifs sont complexes à atteindre et prendront beaucoup de temps, nous l’avons dit dès le début. Pour démanteler le Hamas, nous devons faire preuve de patience », a poursuivi Halevi.

Une fumée noire s’élevant à la suite d’une frappe aérienne israélienne à la périphérie d’Aita al-Shaab, un village libanais situé à la frontière avec Israël dans le sud du Liban, le 13 novembre 2023. (Crédit : Hussein Malla/AP Photo/Dossier)

Il a indiqué que quatre divisions combattent actuellement dans la bande de Gaza. « Les forces avancent sur le terrain conformément au plan et adaptent les méthodes d’opération aux tâches, au terrain et à l’ennemi. »

« Nous avons achevé le démantèlement du réseau armé du Hamas dans le nord de la bande de Gaza, et les troupes se lancent à présent dans des missions visant à approfondir les résultats et à les préserver dans cette région. Il reste des terroristes, peu d’infrastructures, nous continuerons à attaquer, à poursuivre et à détruire », a souligné le lieutenant-général concernant le nord de la bande de Gaza.

« Nous avons concentré nos efforts sur le centre et le sud de la bande de Gaza, où nous avons découvert, notamment aujourd’hui, des usines de fabrication de munitions en surface et souterraines, y compris des missiles destinés au front intérieur d’Israël, une véritable industrie ‘militaire’. Cette destruction est très importante pour empêcher l’accumulation de forces à l’avenir, et il est important de comprendre que, sans la manœuvre terrestre, cela ne pourrait pas être fait. Les soldats détruisent ces infrastructures de façon très rigoureuse et systématique, tout en continuant à éliminer les terroristes depuis les airs, depuis la mer et dans de courageux combats rapprochés (…) dans une zone très complexe », a-t-il souligné.

En ce qui concerne les réservistes, Halevi a indiqué que certains d’entre eux avaient été démobilisés. « Nous aurons bien entendu également besoin de vous en 2024 », a-t-il toutefois ajouté.

Il a indiqué qu’ils seront rappelés avec « suffisamment de temps pour se préparer, ainsi qu’une reconnaissance et une indemnisation appropriées, pour vous et surtout pour vos familles ».

Concernant le Hezbollah, le lieutenant-général a déclaré que le groupe terroriste chiite libanais avait « choisi d’agir tel un ‘bouclier du Hamas’ selon les directives de l’Iran ». « Nous lui demandons un prix de plus en plus élevé. »

« La réalité de la sécurité dans le nord se dessine déjà ces jours-ci. Nous tenons les terroristes de Radwan éloignés de la frontière et nous mettons à mal les capacités que le Hezbollah a accumulées au fil des ans. Nous opérons librement dans l’espace aérien libanais et frappons toute menace que nous détectons », a-t-il affirmé.

« La région du Sud-Liban est une zone de combat et le restera tant que le Hezbollah y mènera des opérations. Le Hezbollah peut transformer l’ensemble du Liban en zone de combat, et le prix à payer sera lourd », a averti le lieutenant-général.

En ce qui concerne les enquêtes menées par Tsahal sur ses échecs, Halevi a souligné « qu’une véritable enquête est l’élément vital d’une armée ». « Nous enquêtons constamment. C’est comme ça dans Tsahal, c’est notre façon d’apprendre et de nous améliorer. »

« Il va de soi qu’une enquête opérationnelle ne remplace pas une investigation ou une enquête externe. Nous comprenons que la guerre va durer longtemps, c’est pourquoi nous avons commencé à planifier la procédure des enquêtes », a-t-il expliqué.

Halevi a précisé que Tsahal n’avait pas encore déterminé de date pour le début de l’enquête sur les faits qui ont conduit à l’assaut du 7 octobre, mais qu’elle aurait lieu « le plus tôt possible ».

« Nous devons commencer à comprendre ce qui s’est passé, afin de mieux protéger les habitants [des communautés frontalières de Gaza] et de savoir comment faire en sorte que ce jour ne se répète pas », a insisté Halevi.

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