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À Madrid, Amichaï Chikli critique le Premier ministre espagnol

Le ministre israélien des Affaires de la Diaspora fustige la volonté de Pedro Sánchez de reconnaître prochainement un État palestinien, à l'instar de l'Irlande et de la Norvège

Illustration - Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'adressant à la presse avant un sommet du Conseil européen, au siège de l'UE, à Bruxelles, le 21 mars 2024. (Crédit : John Thys/AFP)
Illustration - Le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez s'adressant à la presse avant un sommet du Conseil européen, au siège de l'UE, à Bruxelles, le 21 mars 2024. (Crédit : John Thys/AFP)

Un membre du gouvernement israélien a critiqué dimanche à Madrid la volonté du Premier ministre espagnol Pedro Sánchez de reconnaître prochainement un État palestinien, affirmant que cette décision reviendrait à « récompenser » les « massacres » perpétrés le 7 octobre par le groupe terroriste palestinien du Hamas.

« Malheureusement, l’actuel Premier ministre espagnol, Pedro Sánchez, estime que les Palestiniens devraient être récompensés pour leurs massacres et que le moment est venu de leur donner un État », a déclaré Amichaï Chikli, le ministre israélien des Affaires de la Diaspora.

Membre du Likud, le parti du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, Chikli était l’un d’un orateurs de la convention « Europa Viva 24 », organisée par le parti d’extrême-droite espagnol Vox et qui a réuni une dizaine de formations souverainistes européennes.

Amichaï Chikli, ministre des Affaires de la Diaspora, arrivant à la réunion hebdomadaire du cabinet au bureau du Premier ministre, à Jérusalem, le 14 mai 2023. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)

Sánchez, un socialiste, a indiqué qu’il annoncerait mercredi prochain devant les députés espagnols la date à laquelle Madrid reconnaîtrait un État palestinien.

La date initialement évoquée était celle du 21 mai, soit mardi prochain, mais Sánchez a expliqué vendredi que des discussions avaient lieu avec d’autres pays afin de parvenir à « une déclaration et une reconnaissance communes ». Parmi ces autres pays figure l’Irlande, qui a elle aussi fait savoir qu’elle reconnaîtrait l’État de Palestine « avant la fin du mois ».

Au sein de l’Union européenne (UE), Sánchez est devenu au fil des mois la voix la plus critique vis-à-vis du gouvernement israélien et de son opération militaire dans la bande de Gaza, au point d’entraîner une forte détérioration des relations bilatérales.

Géographiquement proche du Maghreb, l’Espagne s’est tournée vers les pays arabes durant la dictature de Franco (1939-1975) afin de contourner son isolement en Occident – une diplomatie dite de « substitution » longtemps cultivée par Madrid, rappelle Juan Tovar, professeur à l’université de Burgos.

Ce n’est qu’en 1986, en outre, que le pays a établi des relations officielles avec Israël. La conséquence de tensions nées de l’opposition de l’Etat hébreu à l’entrée dans l’ONU de l’Espagne au sortir de la Seconde Guerre mondiale, en raison de sa proximité avec l’Allemagne nazie, rappelle Isaías Barreñada, professeur à l’Université Complutense de Madrid.

Madrid est ensuite allé jusqu’à jouer les médiateurs, accueillant ainsi en 1991 une Conférence de paix, avec pour la première fois l’ensemble des parties arabes en conflit direct avec l’Etat hébreu: Palestiniens, Syriens, Jordaniens et Libanais.

Deux ans après cette conférence, les accords d’Oslo, à travers lesquels Israël et l’Organisation de libération de la Palestine (OLP) se reconnaissaient mutuellement, étaient signés à Washington.

Mais globalement, l’Espagne reste perçue par de nombreux acteurs comme pro-arabe.

La guerre a éclaté lorsque quelque 3 000 terroristes dirigés par le Hamas ont pris d’assaut le sud d’Israël le 7 octobre, tuant près de 1 200 personnes, principalement des civils, tout en prenant 252 otages de tous âges, en commettant de nombreuses atrocités et en utilisant la violence sexuelle comme arme à grande échelle.

Sur les 252 personnes prises en otages durant l’assaut, 125 sont toujours détenues à Gaza, dont 37 sont mortes, selon l’armée israélienne.

Plus de 35 400 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza.

L’ONU indique que quelque 24 000 victimes ont été identifiées dans les hôpitaux à ce jour. Le reste du chiffre total est basé sur des « informations médiatiques » plus obscures du Hamas. Il comprend également quelque 15 000 terroristes qu’Israël dit avoir tués au combat. Tsahal affirme également avoir tué un millier de terroristes à l’intérieur du pays le 7 octobre.

Deux cent quatre-vingt-trois soldats israéliens ont été tués au cours de l’opération terrestre contre le Hamas et lors des opérations menées le long de la frontière de Gaza.

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