Israël en guerre - Jour 262

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À travers Israël, les manifestants saluent le retour des otages, réclamant un accord ; 33 arrestations

La police de Tel Aviv a dispersé la foule à l'aide d'un canon à eau ; des rassemblements ont aussi eu lieu à Jérusalem, Césarée et Herzliya; Netanyahu a été critiqué pour s'être rendu auprès des captifs secourus après avoir ignoré les familles plongées dans le deuil

  • Sur un panneau, l'effigie de Noa Argamani, au centre, qui a été libérée avec trois autres otages  lors d'une opération militaire, dans le cadre d'un rassemblement des opposants du gouvernement qui appellent au rapatriement des otages détenus depuis le 7 octobre dans la bande de Gaza, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit :  Jack Guez/AFP)
    Sur un panneau, l'effigie de Noa Argamani, au centre, qui a été libérée avec trois autres otages lors d'une opération militaire, dans le cadre d'un rassemblement des opposants du gouvernement qui appellent au rapatriement des otages détenus depuis le 7 octobre dans la bande de Gaza, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
  • Des manifestants utilisent des fusées éclairantes pendant une manifestation en faveur de la libération des captifs du Hamas qui se trouvent à Gaza depuis le 7 octobre devant la Kirya, le siège militaire de Tsahal, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    Des manifestants utilisent des fusées éclairantes pendant une manifestation en faveur de la libération des captifs du Hamas qui se trouvent à Gaza depuis le 7 octobre devant la Kirya, le siège militaire de Tsahal, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
  • La police bloque un cortège appelant à la libération des otages détenus à Gaza avant le début d'une manifestation à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
    La police bloque un cortège appelant à la libération des otages détenus à Gaza avant le début d'une manifestation à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
  • La police arrêtant une manifestante lors d'un rassemblement réclamant la libération des otages détenus à Gaza depuis le 8 octobre, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
    La police arrêtant une manifestante lors d'un rassemblement réclamant la libération des otages détenus à Gaza depuis le 8 octobre, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
  • Une bannière dépeignant le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une manifestation  en faveur de la libération des captifs du Hamas qui se trouvent à Gaza depuis le 7 octobre à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
    Une bannière dépeignant le Premier ministre Benjamin Netanyahu lors d'une manifestation en faveur de la libération des captifs du Hamas qui se trouvent à Gaza depuis le 7 octobre à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)
  • Des manifestants appelant à la libération des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza, devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)
    Des manifestants appelant à la libération des otages israéliens détenus dans la bande de Gaza, devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)
  • Les images d'otages libérés par le Hamas projetées pendant une manifestation en faveur de la libération des captifs du Hamas qui se trouvent à Gaza depuis le 7 octobre à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Gil Magen-Cohen/AFP)
    Les images d'otages libérés par le Hamas projetées pendant une manifestation en faveur de la libération des captifs du Hamas qui se trouvent à Gaza depuis le 7 octobre à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Gil Magen-Cohen/AFP)
  • La police utilise un canon à eau pour disperser les manifestants appelant à la remise en liberté des otages détenus par le Hamas à Gaza à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)
    La police utilise un canon à eau pour disperser les manifestants appelant à la remise en liberté des otages détenus par le Hamas à Gaza à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)
  • Les manifestants affrontant la police  pendant une manifestation réclamant la libération des otages du Hamas retenus à Gaza depuis le 7 octobre devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)
    Les manifestants affrontant la police pendant une manifestation réclamant la libération des otages du Hamas retenus à Gaza depuis le 7 octobre devant les quartiers généraux de l'armée de la Kirya, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Les manifestants qui ont pris part aux rassemblements qui étaient organisés à Tel Aviv et dans tout le pays, samedi soir, ont réclamé de nouvelles élections et le retour des otages qui sont encore retenus en captivité par le Hamas, dans la bande de Gaza – quelques heures après que les militaires ont annoncé que quatre otages avaient été secourus, vivants, dans le camp de réfugiés de Nuseirat, qui se trouve dans le centre de l’enclave côtière.

Si la joie entraînée par la nouvelle du retour de Noa Argamani, de Shlomo Ziv, d’Almog Meir Jan et d’Andrey Kozlov a été évidente lors de ces mouvements de protestation, il y a eu aussi une colère non dissimulée et palpable à l’encontre de la conduite du Premier ministre et de son gouvernement.

A Tel Aviv, la police a indiqué que 33 personnes avaient été arrêtées lors des manifestations et que toutes les routes bloquées par les protestataires avaient été rouvertes à la circulation aux environs de minuit.

Si la majorité des participants se sont rendus au rassemblement qui avait été pré-approuvé et qu’ils se sont ensuite dispersés, quelques retardataires sont restés rue Begin et rue Kaplan « en tentant de bloquer une artère de trafic routier », a noté la police dans un communiqué.

« Les forces de police présentes sur les lieux ont dispersé les manifestants qui se trouvaient sur la route en employant des méthodes des forces antiémeutes et en arrêtant les auteurs de troubles à l’ordre public », a continué le communiqué.

Plusieurs personnes ont été appréhendées après que des échauffourées ont éclaté entre forces de l’ordre et protestataires qui essayaient alors d’atteindre l’autoroute Ayalon malgré les barrières qui avaient été installées, lançant des pétards et des feux d’artifice le long du parcours qu’ils avaient emprunté.

Des manifestants lancent des fumées éclairantes pendant un rassemblement en faveur de la libération des otages détenus par les terroristes à Gaza depuis l’attaque du 7 octobre à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Gil Cohen-Magen/AFP)

Les protestataires ont été appréhendés par les policiers à cheval et un canon à eau a ensuite été amené pour aider à les disperser.

Le Times of Israel a assisté à plusieurs arrestations, les agents immobilisant violemment les participants au sol. En même temps, les policiers à cheval ont repoussé les personnes qui se trouvaient sur la place de la Démocratie et sur le trottoir de la rue Kaplan.

S’exprimant à la tribune principale d’un mouvement de protestation anti-gouvernemental qui était organisé à Tel Aviv, l’ancien chef du Directorat des renseignements militaires Amos Malka a estimé que la mission de sauvetage de samedi avait été « un succès opérationnel incroyable dans un océan d’échecs stratégiques », ajoutant que l’opération d’aujourd’hui avait été plus complexe encore que l’opération Entebbe, qui avait permis de libérer plus de 100 otages israéliens en Ouganda en 1976.

Il a également critiqué Netanyahu pour s’être empressé de rencontrer les otages secourus et leurs familles et de se faire photographier avec eux, alors qu’il n’a pas contacté les familles des otages qui ont été tués en captivité – notamment celles de Nadav Popplewell, Amiram Cooper, Yoram Metzger et Haim Peri, dont les décès ont été annoncés par Tsahal au début de la semaine.

 » Nous perdons tout, les récoltes sont brûlées, le tourisme s’effondre, les petites entreprises qui fonctionnent encore s’effondrent et, pire que tout, nos communautés s’effondrent », a pour sa part expliqué Reut Forstner Avraham, une militante et habitante du nord d’Israël – une région qui est actuellement en proie aux bombardements du groupe terroriste chiite libanais du Hezbollah.

Des proches et des soutiens des Israéliens pris en otage par les terroristes palestiniens de Gaza, lors de l’attaque du 7 octobre, réclament la libération de leurs proches lors d’une manifestation à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit : Jack Guez/AFP)

Plusieurs manifestants qui brandissaient des panneaux saluant les actions du gouvernement ont tenté de s’infiltrer dans la foule, mais ils ont été repoussés et ils se sont éloignés.

À la fin du rassemblement, les manifestants se sont dirigés vers la rue Begin pour rejoindre le mouvement de protestation des familles d’otages qui réclament un accord qui ouvrirait la voie au retour de leurs êtres chers.

Par ailleurs, lors d’une manifestation qui était organisée devant la mairie de Herzliya, Nava Rozolyo, l’une des responsables du mouvement des opposants au gouvernement, a remercié le chef d’état-major Herzi Halevi et le responsable du Shin Bet Ronen Bar, en plus de la police israélienne et des forces de sécurité, pour l’opération de sauvetage qui a permis à quatre otages qui étaient détenus par le Hamas de recouvrer la liberté.

Elle a ensuite fait part de sa colère à l’égard du gouvernement actuel – en commençant par le membre du cabinet de guerre Benny Gantz, qui a annulé une conférence de presse qui était planifiée ce soir et qui devait être l’occasion, pour lui, d’annoncer son départ du gouvernement.

« Pour la millième fois, Benny Gantz ne fait pas ce qu’il a dit qu’il ferait », a déploré Rozolvo, avocate qui est l’une des activistes à la tête du mouvement de protestation anti-gouvernemental.

Nava Rozolyo, organisatrice des manifestations, s’exprime lors d’un rassemblement à Herzliya, le 8 juin 2024. (Autorisation/Capture d’écran)

Elle a comparé Gantz au petit garçon hollandais du livre Hans Brinker qui bouche une digue à l’aide de son doigt et qui sauve ainsi son pays.

« Il a rejoint ce gouvernement désastreux », a dit Rozolvo. « Nous ne sommes pas aux Pays-Bas et cela fait des mois que nous l’interpellons – il ne sauvera pas le village, il n’a rien pu empêcher au cours des huit derniers mois dans quelque domaine que ce soit ».

Elle a appelé les Israéliens à descendre dans les rues pour remettre le pays dans la bonne direction – disant que si ce n’est pas le cas, « ce sera catastrophe sur catastrophe » et que le gouvernement actuel « détruira le rêve sioniste et tout ce que nous avons accompli au cours des 76 dernières années ».

« Tout le monde doit se dresser, aller sur les ponts, sur les places des villes, sur les routes et dans la capitale, et nous hurlerons devant la Knesset, partez, partez, partez ! », a-t-elle poursuivi. « Nous allons nous assurer qu’il entendra ».

A Tel Aviv, les membres des familles des otages ont pris la parole, les uns après les autres, sur le pont Azrieli, qui domine la rue Begin, demandant aux manifestants de continuer à se mobiliser pleinement. Ils ont souligné que les otages qui ont été secourus avaient déclaré qu’ils avaient eu connaissance du mouvement de protestation en faveur de leur remise en liberté durant leurs huit mois de captivité.

Des manifestants appellent la remise en liberté des otages israéliens dans la bande de Gaza aux abords du siège de Tsahal, la Kirya, à Tel Aviv, le 8 juin 2024. (Crédit :Jamal Awad/Flash90)

Parmi les intervenants qui se sont exprimés, exhortant le gouvernement à finaliser un accord qui permettrait aux captifs qui se trouvent encore à Gaza d’être rapatriés sur le sol israélien, Ayelet Metzger, belle-fille de Yoram Metzger, l’un des quatre otages tués par le groupe terroriste palestinien du Hamas à Gaza.

Plusieurs membres des familles ont aussi fait part de leur inquiétude face à l’influence négative que pourrait avoir l’opération audacieuse de samedi sur les conditions de détention des captifs qui se trouvent encore entre les mains du Hamas – soulignant la nécessité urgente de conclure un accord.

A l’issue de cette mission, ce sont 116 otages sur 251 qui se trouvent encore à Gaza – tous ne seraient plus en vie. Une trêve qui avait eu lieu à la fin du mois de novembre et qui avait duré une semaine avait permis à 105 civils de quitter la bande et quatre otages avaient été secourus antérieurement.

Des manifestants se heurtent à la police pendant une manifestation réclamant la libération des otages détenus dans la bande de Gaza aux abords du siège militaire de Tsahal, la Kirya, le 8 juin 2024. (Crédit : Erik Marmor/Flash90)

Des rassemblements similaires et de moindre envergure se sont tenus sur tout le territoire israélien dans la soirée de samedi. Cela a notamment été le cas de Jérusalem, où de grandes photos de Popplewell, Cooper, Metzger et Peri ont été placées au-dessus de la scène centrale.

« Ils étaient vivants et à cause de ce gouvernement et des échecs de ce cabinet, ils ne sont plus là et ils ne sont plus en vie », a commenté Tom Barkai, un proche de Peri qui est l’un des principaux organisateurs des mouvements de protestation hebdomadaires à Jérusalem.

A la fin des discours qui ont été prononcés sur la place de Paris, des centaines de personnes qui ont bloqué l’intersection qui se trouve aux abords de la résidence du Premier ministre, s’asseyant au beau milieu de la rue tout en entonnant des slogans favorables à la conclusion d’un accord sur les otages et dénonçant la guerre en cours à Gaza.

Cet acte massif de désobéissance civile a pris la police par surprise, les organisateurs ayant laissé entendre qu’une marche en direction du parc de l’Indépendance se déroulerait à l’issue des allocutions.

Des centaines de personnes appellent à un accord sur les otages en bloquant l’intersection de la place de Paris à Jérusalem, le 8 juin 2024. (Crédit : Charlie Summers/Times of Israel)

« Nous ne voulons plus de meurtres, le temps est venu de conclure un accord ! » ont scandé les protestataires. Après une vingtaine de minutes de sit-in, ils se sont levés et ils ont continué leur défilé vers le parc de l’Indépendance.

Ils ont tenté d’aller au-delà du parc une fois qu’ils y sont arrivés – mais la police les en a empêchés et le groupe, rebroussant chemin, s’est arrêté dans la rue King George, au centre de la ville. Les participants ont commencé à se disperser à partir de là et quelques-uns ont finalement rejoint la place Sion. La police avait amené un canon à eau, qu’elle n’a finalement pas utilisé.

Le Times of Israel a assisté à l’arrestation d’un manifestant qui, aux côtés de quelques dizaines d’autres, tentait de bloquer les rails de la ligne du tramway. Deux personnes ont été appréhendées au cours de la soirée, selon les organisateurs.

Les manifestants, sur la place de Paris à Jérusalem, réclament un accord permettant aux otages détenus par le Hamas à Gaza d’être libérés, le 8 juin 2024. (Crédit : Tali Hill/Pro-Democracy Movement)

Des protestataires se sont aussi retrouvés à Césarée, la ville natale de Netanyahu, appelant à des élections anticipées et à un accord en vue du rapatriement des otages encore à Gaza.

Plusieurs dizaines de personnes se sont rassemblées à Mizpe Ramon, tandis que des milliers de personnes ont défilé à Haïfa, dans le nord du pays.

Dans le nord du pays, les manifestants ont bloqué la circulation à des carrefours majeurs en signe de mécontentement contre la politique mise en œuvre pour contrer les attaques du Hezbollah, avec des dizaines de milliers d’habitants qui ont été évacués de la région depuis huit mois.

Un convoi de tracteurs a rejoint un groupe de protestataires au carrefour de Karkur, dans le nord, où les manifestants se sont également assis sur la route pour bloquer la circulation avant d’être repoussés par des policiers. Au carrefour d’Amiad, des manifestants et des résidents déplacés ont également interrompu la circulation à l’aide de ballots de foin et autres, exigeant du gouvernement de fixer une date pour leur retour dans la région.

Les otages avaient été kidnappés lors du massacre commis par le groupe terroriste du Hamas, le 7 octobre – environ 3 000 terroristes avaient franchi la frontière par voie maritime, terrestre et aérienne et ils avaient tué près de 1200 personnes, des civils en majorité. Ils avaient kidnappé 251 personnes et ils s’étaient livrés à des atrocités, perpétrant des violences sexuelles à grande échelle.

L’équipe du Times of Israel a contribué à cet article.

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