A voir : le dirigeant de l’AIPAC exhorte à une solution à deux Etats
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A voir : le dirigeant de l’AIPAC exhorte à une solution à deux Etats

Lors de la session d'ouverture de la conférence du groupe, Howard Kohr a réaffirmé l'importance du soutien bipartisan

Eric Cortellessa couvre la politique américaine pour le Times of Israël

Le PDG de l'AIPAC Howard Kohr lors d'une allocution à Washington, aux Etats-Unis, le 20 mars 2016 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le PDG de l'AIPAC Howard Kohr lors d'une allocution à Washington, aux Etats-Unis, le 20 mars 2016 (Crédit : Capture d'écran YouTube)

WASHINGTON – Devant une foule composée d’environ 18 000 délégués, le président de l’American Israel Public Affairs Committee (AIPAC), Howard Kohr, a ouvert la séance plénière d’ouverture de la conférence annuelle du groupe dimanche soir en insistant sur l’engagement du groupe de lobby pour un soutien bipartisan dans la relation américano-israélienne, une position qui vise à atténuer l’amertume suite à la confrontation de l’année dernière avec la Maison Blanche et de nombreux démocrates du Congrès au sujet de l’accord nucléaire Iran.

Reconnaissant sa défaite après l’accord signé par l’Iran et les six puissances mondiales en juillet, Kohr a salué les militants de l’AIPAC qui ont cherché à empêcher l’accord de se concrétiser, en affirmant qu’ils « ont mené le bon combat ». Il a ajouté que, malgré les divergences sur la question de l’Iran, les démocrates et les républicains qui soutiennent Israël partagent un objectif commun : celui de protéger l’Etat juif et assurer sa survie à long terme.

« Même s’il est facile de trouver des opinions qui nous divisent, nous sommes unis », a déclaré Kohr, ajoutant que « le bipartisme est la seule façon de créer une politique stable et durable ».

Cette bipartisanerie, dit-il, sera un impératif dans l’effort continu visant à « empêcher un Iran nucléaire et dissuader l’agression iranienne au Moyen-Orient », qui, a-t-il ajouté, était une lutte « loin d’être terminée ».

L’événement de cette année, connaît la plus grande participation jamais observée à la Conférence sur les politiques.

Kohr est passé à l’accord nucléaire iranien, a ensuite incité les personnes présentes à ne pas renoncer à l’espoir d’une résolution du conflit israélo-palestinien, appelant les partisans d’Israël à croire en la possibilité d’un Israël qui « vivra en sécurité aux côtés d’un Etat palestinien démilitarisé ».

« Nous devons continuer à travailler pour la paix entre Israël et les Palestiniens », a-t-il asséné. « Bien qu’il puisse être difficile d’imaginer un accord de paix avec l’actuel chaos, nous ne pouvons pas abandonner et nous n’abandonnerons pas ».

Pourtant, il est peu probable que les progrès sur ce front viennent de la pression extérieure ou la participation des institutions internationales, a-t-il maintenu, mais ne peuvent être obtenus que si les deux parties négocient. L’AIPAC commencerait ses efforts mardi en demandant au Congrès d’exprimer son soutien à « des pourparlers directs entre les parties elles-mêmes », a-t-il poursuivi.

Le lobby pro-israélien exhorte les membres du Congrès à faire savoir clairement qu’ils encourageraient les États-Unis à imposer son droit de veto sur toute résolution anti-israélienne des Palestiniens qui pourrait être présentée devant le Conseil de sécurité des Nations unies.

Et le chef de l’AIPAC a appelé à la signature réussie d’un protocole d’accord sur l’aide à la sécurité accrue pour Israël dans le sillage de l’accord nucléaire, en dépit des rumeurs selon lesquelles il y aurait des ‘incidents de parcours’ dans les pourparlers pour négocier les détails de l’accord.

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