A voir : les dirigeants du monde s’adressent à l’ONU à New York
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A voir : les dirigeants du monde s’adressent à l’ONU à New York

Le président américain, Rouhani, le roi Abdallah II de Jordanie prendront la parole à la session du matin de l'Assemblée générale annuelle

New York – Le débat de l’Assemblée générale annuelle des Nations unies a commencé lundi matin à New York, rassemblant 160 dirigeants du monde lors de cette rencontre, selon des responsables de l’ONU.

Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, le président américain Barack Obama, le président iranien Hassan Rouhani et le roi Abdallah II de Jordanie faisaient partie des personnes programmées pour les discours du lundi matin.

Le discours du président russe Vladimir Poutine et de François Hollande sont attendus plus tard dans la journée.

C’est le 70e anniversaire de l’Organisation des Nations unies et il rassemble un nombre inhabituellement élevé de présidents, de Premiers ministres, de rois et de chefs d’Etat au siège de l’ONU à New York.

Le taux de participation élevé est aussi le résultat d’un précédent sommet de trois jours de l’ONU qui a pris fin dimanche, qui a appelé les pays à adopter de nouveaux objectifs de développement pour les Nations Unies pour les 15 prochaines années pour éradiquer la pauvreté et préserver la planète. Il y a 17 objectifs et 169 cibles.

Parmi les nombreuses questions que les dirigeants du monde devraient soulever à l’Assemblée générale, l’accord nucléaire entre les P5 + 1 et l’Iran prendra probablement le devant de la scène, ainsi que la guerre civile en Syrie, la propagation de l’extrémisme au Moyen-Orient et en Afrique et comment faire face à la recrudescence des migrants fuyant la Syrie et d’autres conflits, notamment d’Irak, du Yémen et de l’Afghanistan.

Le président américain Barack Obama à l'Assemblée générale des Nations unies à New York, le 28 septembre 2015 (Crédit : Capture d'écran YouTube)
Le président américain Barack Obama à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le 28 septembre 2015 (Crédit : Capture d’écran YouTube)

Un haut fonctionnaire de la Maison Blanche a déclaré dimanche soir que quand Obama prendra la parole en tant que quatrième intervenant lors du débat général, il tiendra à souligner l’importance des nations travaillant en collaboration tout en faisant valoir que les Etats qui poursuivent un chemin d’agression sont plus faibles et finiront par faillir.

Obama devrait définir un leadership approprié sur la scène internationale comme quelqu’un qui confronte les menaces tout en poursuivant la diplomatie, la recherche de l’accomplissement des principes démocratiques et la création d’appui pour les institutions et les lois internationales.

Le responsable a déclaré que le président ferait ressortir l’accord nucléaire avec l’Iran, trouvé en juillet de cette année, comme un exemple de coopération internationale dans le but de responsabiliser les États par rapport aux violations des lois internationales.

L’accord, a poursuivi le responsable, servira d’exemple sur la façon dont la diplomatie peut être utilisée pour atteindre des objectifs internationaux.

Un thème similaire a déjà été évoqué par Rouhani de l’Iran, lorsqu’il a assisté à des réunions dans des installations de l’ONU à New York avant le débat général.

Samedi, le président iranien a salué l’accord comme étant un exemple de la volonté de l’Iran de travailler en partenariat avec d’autres Etats, et dimanche, Rouhani a accordé une longue interview à la radio américaine National Public Radio dans laquelle il semblait aborder des thèmes étonnamment similaires à ceux qu’Obama devrait aborder lors de son discours lundi.

Bien que l’entrevue ne sera diffusée que lundi, Rouhani avait tweeté lors de l’entrevue que « #IranDeal a ravivé l’espoir que les négociations, même pas faciles, peuvent résoudre des cas complexes ».

Malgré leur affirmation commune sur la vertu de l’accord sur le nucléaire, les chances qu’Obama et Rouhani s’entretiennent – ou même qu’ils se rencontrent brièvement – en marge du débat de lundi semblaient diminuer légèrement dimanche.

L’Agence de presse iranienne IRNA, a indiqué que Rouhani quittera New York plus tôt que prévu – peu de temps après son discours lundi – afin de retourner à Téhéran pour l’enterrement de masse des pèlerins iraniens tués pendant le hajj où il y a eu une bousculade meurtrière la semaine dernière à La Mecque.

L’accord sur le nucléaire n’est pas susceptible d’être le seul thème abordé par Obama et Rouhani. La guerre civile en Syrie et la propagation de l’Etat islamique à la fois en Syrie et l’Irak sont également censés être des sujets populaires pour la journée d’ouverture. Obama abordera deux sujets, et Rouhani et Poutine, qui prendra la parole en milieu de matinée après Obama et avant Rouhani, sont susceptibles de toucher à ces thèmes liés à ces grands défis régionaux.

Rouhani a été insistant sur la position de l’Iran sur la Syrie lors de son week-end à New York, en faisant valoir que si l’Iran était réticent à discuter de la phase finale du conflit syrien – Téhéran est un grand partisan du régime d’Assad – il va travailler de concert avec la communauté internationale pour vaincre le groupe Etat islamique.

« Nous devons tous agir à l’unisson et avoir une formule qui est nécessaire pour chasser les terroristes, immédiatement », a-t-il dit sur les ondes du NPR pendant l’entrevue.

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