Abbas « compte » sur l’Inde pour tenter une approche de la paix multilatérale
Rechercher

Abbas « compte » sur l’Inde pour tenter une approche de la paix multilatérale

Le Premier ministre indien, Narendra Modi, s'est engagé à "veiller aux intérêts du peuple palestinien" qui restent "parmi les priorités" de sa politique étrangère

Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, au centre, à gauche, embrasse le Premier ministre  Narendra Modi lors de son arrivée pour une rencontre dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 10 février 2018 (Crédit : AFP PHOTO / ABBAS MOMANI)
Le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, au centre, à gauche, embrasse le Premier ministre Narendra Modi lors de son arrivée pour une rencontre dans la ville de Ramallah en Cisjordanie, le 10 février 2018 (Crédit : AFP PHOTO / ABBAS MOMANI)

Le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a affirmé samedi « compter » sur l’Inde pour jouer un rôle dans la relance du processus de paix moribond avec Israël, à l’occasion d’une visite « historique » du Premier ministre indien Narendra Modi en Cisjordanie.

Cette visite de Modi, dans le cadre d’une tournée au Moyen-Orient, fait de lui le premier chef de gouvernement indien à se rendre dans les Territoires palestiniens.

Il avait été reçu en grandes pompes il y a quelques semaines par son homologue israélien Benjamin Netanyahu.

« Nous n’avons pas refusé et ne refusons pas le retour à la table des négociations » de paix, a affirmé M. Abbas au terme de la rencontre avec le Premier ministre indien dont il a qualifié la visite d' »historique ».

Mais il a suggéré pour ce faire « la tenue d’une conférence de paix internationale et la mise en place d’un mécanisme multilatéral, meilleure façon de parrainer les négociations ».

« Nous comptons sur la puissance de l’Inde et son rôle historique », a-t-il indiqué.

En décembre, l’Inde, comme la grande majorité de la communauté internationale, avait refusé de soutenir la décision unilatérale des Etats-Unis de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël.

Après la décision américaine sur Jérusalem, l’Autorité palestinienne avait jugé que les Etats-Unis ne pouvaient plus être les seuls parrains du processus de paix.

Et la Ligue arabe avait appelé à un mécanisme multilatéral pour relancer et parrainer le processus de paix entre Israéliens et Palestiniens, afin que la question « ne reste pas entre les mains d’une seule partie ».

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu et son homologue indien Narendra Modi se serrent la main lors d’une conférence de presse conjointe dans la maison du président à New Delhi, en Inde, le 15 janvier 2018. (Avi Ohayon / GPO)

Samedi, le Premier ministre indien s’est engagé à « veiller aux intérêts du peuple palestinien » qui restent « parmi les priorités » de sa politique étrangère.

« L’Inde espère que la Palestine deviendra bientôt un pays libre », a-t-il affirmé.

Modi est arrivé en hélicoptère à Ramallah (Cisjordanie), siège de l’Autorité palestinienne, depuis la Jordanie. Il a déposé une gerbe de fleurs sur la tombe de dirigeant historique palestinien Yasser Arafat.

« Nous croyons qu’une solution permanente pour la Palestine est possible à travers le dialogue. Seules la diplomatie et une vision à long-terme peuvent briser le cycle de la violence et le libérer du poids du passé », a poursuivi Modi.

Après les Territoires palestiniens, Modi doit se rendre à Oman et aux Emirats arabes unis, dans le Golfe.

Le Golfe représente une escale importante pour le Premier ministre indien : l’Inde importe plus de la moitié de ses besoins énergétiques de la région et environ neuf millions d’Indiens travaillent dans le Golfe et transfèrent tous les ans plusieurs milliards de dollars vers leur pays.

En savoir plus sur :
C’est vous qui le dites...