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Abdallah II avertit le nouveau gouvernement de ne pas franchir les « lignes rouges »

Le roi de Jordanie a noté que "beaucoup de gens en Israël sont aussi inquiets que nous"

Le roi Abdallah II de Jordanie s'adressant à la 77e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 20 septembre 2022 . (Crédit : AP Photo/Mary Altaffer)
Le roi Abdallah II de Jordanie s'adressant à la 77e session de l'Assemblée générale des Nations unies, au siège de l'ONU, à New York, le 20 septembre 2022 . (Crédit : AP Photo/Mary Altaffer)

Dans une interview accordée mercredi à CNN, le roi de Jordanie Abdallah II a averti le nouveau gouvernement israélien de ne pas franchir les « lignes rouges » de la Jordanie en ce qui concerne les lieux saints de Jérusalem.

Les liens d’Israël avec la Jordanie voisine, qui est gardienne du mont du Temple, sont particulièrement sensibles, ce qui pourrait provoquer un conflit avec les législateurs de la coalition de Benjamin Netanyahu, comme le chef du parti Otzmah Yehudit, Itamar Ben Gvir, qui a fait pression pour qu’Israël affirme sa souveraineté sur le lieu saint de Jérusalem et autorise la prière juive sur le site.

« Il y aura toujours des gens qui essaieront de faire pression dans ce sens et c’est un sujet préoccupant », a déclaré Abdallah II sans citer de noms.

« Si les gens veulent entrer en conflit avec nous, nous sommes tout à fait prêts. J’aime à croire qu’il faut voir le verre à moitié plein, mais nous avons fixé des lignes rouges et si les gens veulent les franchir, nous ferons face à la situation », a-t-il mis en garde.

Abdallah II a noté que « beaucoup de gens en Israël sont aussi inquiets que nous ».

En vertu de leur traité de paix de 1994, Israël reconnaît la Jordanie comme gardienne du mont du Temple, qui abrite la mosquée Al-Aqsa. Le mont du Temple est le lieu le plus sacré du judaïsme et le troisième site le plus sacré de l’islam.

Israël a pris le mont du Temple et la Vieille Ville de Jérusalem à la Jordanie lors de la guerre des Six Jours en 1967. Il a toutefois permis au Waqf jordanien de continuer à maintenir l’autorité religieuse sur le site.

De petits changements sur le site, ou dans l’arrangement actuel, sont susceptibles de déclencher des protestations qui pourraient faire boule de neige, au-delà de la Jordanie ou des Palestiniens, dans l’ensemble du monde musulman.

Ben Gvir et d’autres membres de l’alliance HaTzionout HaDatit-Otzma Yehudit font depuis longtemps pression pour modifier le statu quo, en vertu duquel seuls les musulmans sont autorisés à pratiquer leur culte dans l’enceinte du site, tandis que les juifs peuvent visiter le site le plus sacré du judaïsme, mais pas y prier.

Dans les accords de coalition officiels, le gouvernement a promis de maintenir le « statu quo sur les questions de religion et d’État (…) y compris en ce qui concerne les lieux saints » – indiquant qu’il n’autoriserait pas la prière juive sur le mont du Temple comme plusieurs partenaires du Likud l’avaient exigé.

Abdallah II a par ailleurs prévenu qu’il pourrait y avoir une nouvelle Intifada – un soulèvement palestinien.

« Nous devons nous inquiéter de la prochaine Intifada », a-t-il déclaré. « Et si cela se produit, ce sera un effondrement complet de la loi et de l’ordre, dont ni les Israéliens ni les Palestiniens ne profiteront », a-t-il ajouté.

La vidéo ne précise pas à quel contexte le roi Abdallah II faisait référence, mais l’interview a été donnée à la suite d’une année de recrudescence de la violence en Cisjordanie et un jour avant la prestation de serment du nouveau gouvernement israélien.

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