Accord nucléaire : Moscou et Téhéran vont poursuivre une « étroite collaboration »
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Accord nucléaire : Moscou et Téhéran vont poursuivre une « étroite collaboration »

Les Russes ont également accusé jeudi les Etats-Unis de "protectionnisme voilé" et d'enfreindre les règles de l'Organisation mondiale du commerce

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, à gauche, et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, avant une conférence de presse conjointe de leurs présidents au Kremlin, à Moscou, le 28 mars 2017. (Crédit : Sergei Karpukhin/Pool/AFP)
Le ministre russe des Affaires étrangères Sergei Lavrov, à gauche, et son homologue iranien Mohammad Javad Zarif, avant une conférence de presse conjointe de leurs présidents au Kremlin, à Moscou, le 28 mars 2017. (Crédit : Sergei Karpukhin/Pool/AFP)

La Russie et l’Iran vont poursuivre une « étroite collaboration » sur l’accord sur le nucléaire après la décision du président américain Donald Trump de se retirer de ce texte, a annoncé le ministère russe des Affaires étrangères.

Le vice-ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Riabkov, et son homologue iranien, Abbas Araghchi, ont souligné, lors d’une rencontre a Téhéran, leur « attachement à la sauvegarde de l’accord » signé en 2015, a indiqué le ministère dans un communiqué.

« La Russie et l’Iran sont convenus de poursuivre une collaboration étroite dans cette sphère dans l’intérêt de la coopération » entre les deux pays, a poursuivi le ministère.

Le président russe Vladimir Poutine s’était dit « profondément inquiet » mercredi du retrait américain de l’accord sur le nucléaire, conclu entre l’Iran et les cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l’ONU (États-Unis, Chine, Russie, France, Royaume-Uni), plus l’Allemagne.

Les autorités russes ont également accusé jeudi les Etats-Unis de pratiquer un « protectionnisme voilé » et d’enfreindre les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en se retirant de cet accord et en promettant de rétablir les sanction à l’encontre de l’Iran.

« Il s’agit de protectionnisme dissimulé, et il s’agit de mesures qui, bien sûr, sont absolument contraires aux normes et règles de l’OMC », a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov. « Cela exigera un travail très intensif, y compris sur le plan juridique », a-t-il ajouté.

Le ministre russe des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a pour sa part appelé jeudi les pays européens engagés dans l’accord iranien à « développer les mesures destinées à préserver ce document important pour la stabilité régionale ».

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