Accusé des tirs sur Beer Sheva, le Hamas dit: Israël « ne décide pas » des combats
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Accusé des tirs sur Beer Sheva, le Hamas dit: Israël « ne décide pas » des combats

Le groupe terroriste met en garde Israël contre les conséquences d'une "agression en cours" ; le Hamas et le Jihad islamique se seraient parlés avant les tirs du sud tôt samedi

Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire de l'organisation terroriste islamiste Hamas, participent à un défilé dans la ville de Gaza, le 25 juillet 2019. (Hassan Jedi/Flash90)
Des membres des Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche militaire de l'organisation terroriste islamiste Hamas, participent à un défilé dans la ville de Gaza, le 25 juillet 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Après que deux roquettes, dont Israël pense qu’elles ont été tirées par le groupe terroriste palestinien du Hamas, ont visé Beer Sheva pendant la nuit, un porte-parole du groupe terroriste a déclaré samedi qu’Israël « ne sera pas libre de choisir le lieu et le moment des campagnes [militaires] ».

Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a ajouté que la décision de mener des opérations militaires reste entre les mains des groupes terroristes de Gaza et qu’“Israël supporte les conséquences et les résultats de son agression en cours”, ont rapporté les médias israéliens.

Lors d’une nouvelle violation du cessez-le-feu dans la nuit de vendredi à samedi, deux roquettes ont été tirées sur Israël depuis la bande de Gaza, déclenchant des sirènes à la roquette à Beer Sheva pour la première fois cette semaine. Les médias en hébreu ont rapporté que les services de sécurité israéliens ont déterminé que les roquettes avaient été lancées par le Hamas.

Les deux projectiles ont été détruits par le système de défense antimissile du Dôme de fer, a indiqué Tsahal. Le service d’urgence et de secours du Magen David Adom a déclaré qu’il avait soigné cinq personnes souffrant d’anxiété et quatre qui avaient été blessées en courant vers les abris anti-aériens dans le cadre de l’attaque.

Fait significatif, l’armée israélienne a déclaré qu’elle avait réagi aux tirs de roquettes en frappant des cibles terroristes du Hamas dans l’enclave. Au cours des combats de cette semaine, Israël a porté des coups à l’organisation terroriste du Jihad islamique, tandis que le Hamas, au pouvoir à Gaza, restait à l’écart.

Dans une déclaration faite samedi matin, Tsahal a indiqué que les cibles du Hamas frappées lors des raids comprenaient un camp militaire et un complexe servant les forces navales du groupe terroriste. En outre, l’infrastructure souterraine a également été touchée. Aucune perte n’a été signalée au cours des frappes.

« L’organisation terroriste du Hamas est responsable de tout ce qui se passe dans la bande de Gaza et supportera les conséquences des actes terroristes perpétrés contre les citoyens israéliens », a déclaré Tsahal.

Une explosion causée par une frappe israélienne à Gaza, le 14 novembre 2019. (Crédit : AP Photo/Adel Hana)

L’attaque à la roquette a eu lieu après que les dirigeants des groupes terroristes du Hamas et du Jihad islamique palestinien se sont exprimés et ont accepté d’accroître leur coopération, selon les médias palestiniens.

Le chef du Hamas Ismail Haniyeh et le chef du Jihad islamique Ziad Nahala se sont entretenus au téléphone peu avant que deux roquettes ne soient tirées sur Beer Sheva.

L’appel téléphonique entre Haniyeh et Nahala a eu lieu après que des membres des branches armées du Hamas et du Jihad islamique se sont entretenus vendredi à Gaza, selon le journal Al-Akhbar du Liban. Selon le rapport, il y a eu des accusations virulentes lors de la réunion, mais aussi un accord de coopération. En outre, le journal a rapporté que les autorités de Gaza pensent que le cessez-le-feu va bientôt expirer.

Le leader du Hamas, Ismail Haniyeh, assiste à une réunion avec des journalistes étrangers à l’hôtel al-Mat’haf à Gaza, le 20 juin 2019. (AP Photo/Adel Hana)

Un jour plus tôt, de hauts responsables du Hamas avaient été interdits à deux reprises d’accès à une tente de deuil pour le chef terroriste du Jihad islamique palestinien dont l’élimination par Israël a provoqué les combats. Les personnes endeuillées étaient apparemment en colère contre le Hamas après que le groupe terroriste au pouvoir à Gaza n’ait pas pris part à la flambée de violence entre Israël et le Jihad islamique, entre mardi et mercredi.

Vendredi, le Hamas a reconnu que l’un de ses agents avait été tué au cours des combats cette semaine.

Les Brigades Ezzedine al-Qassam, la branche armée du Hamas, ont déclaré qu’Ahmed Abdel al-A’al était l’un de ses membres. Une déclaration du groupe n’a pas précisé s’il participait aux combats au moment de sa mort.

Selon la branche armée, al-A’al, 23 ans, et deux de ses frères adolescents ont été tués dans un « bombardement sioniste » mercredi.

La flambée de violence qui a éclaté aux premières heures du samedi matin est survenue alors que les Israéliens commençaient à se remettre de deux jours de combats intenses entre Israël et les groupes terroristes de Gaza.

Des pompiers israéliens combattent un incendie dans une usine de Sdérot, dans le sud d’Israël, frappée par une roquette tirée depuis Gaza, le 12 novembre 2019. (AP Photo/Tsafrir Abayov)

Israël et le Jihad islamique ont convenu d’un cessez-le-feu jeudi matin, bien qu’il y ait eu quatre attaques à la roquette tout au long de la journée de jeudi et que l’armée israélienne ait attaqué des cibles du Jihad islamique dans la nuit à Gaza en riposte.

Des terroristes du Jihad islamique assistent à une cérémonie en mémoire de l’un d’entre eux qui a été tué dans des affrontements avec Israël, le 15 novembre 2019. (Hassan Jedi/Flash90)

Le général de division Herzi Halevi, chef du Commandement sud de l’armée israélienne, a averti jeudi les habitants de la région de Gaza que les tirs de roquettes pourraient se poursuivre malgré l’accord de cessez-le-feu en vigueur.

Le général a indiqué que l’armée israélienne s’efforcerait de contrecarrer ces attaques. « Si nous détectons des tentatives de lancement, nous frapperons les cellules », a déclaré Halevi.

D’autres dirigeants israéliens ont averti qu’ils n’hésiteraient pas à reprendre le combat.

La branche armée du Jihad islamique a également menacé Israël qu’il était prêt à poursuivre les combats.

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